Hotaru. Aki Shimazaki

HotaruLe dernier volume de cette série… ❤ déjà un petit pincement au cœur d’avoir terminé cette saga familiale mais je pense que je les relirai car je suis persuadée qu’on y découvre autre chose à chaque lecture. Je ne reviens pas sur l’écriture de Aki Shimazaki, encore une fois j’ai été sensible à la poésie, la fluidité, la délicatesse et l’humanité de ces personnages qui sont touchants et tendres.

Comme je l’avais prédit, on retrouve Tsubaki et sa grand-mère Mariko, deux personnages centrales et dont j’aime la relation fusionnelle. Mariko Takahashi est alors une vieille dame qui a besoin de l’aide de sa famille pour vivre et c’est souvent sa petite-fille Tsubaki qui vient lui rendre visite. Elles parlent un peu mais Mariko a souvent des absences, des visions. Cette après-midi-là, alors que Tsubaki veut se confier à sa grand-mère, c’est celle-ci qui va lui faire des révélations surprenantes. La vieille femme raconte sa vie de femme, sa relation avec son mari mais pas seulement… elle évoque une liaison à la saison des lucioles, métaphore filée de ce volume. Marko raconte son histoire secrère, celle des avances pressantes faites par un de ses professeurs, des avances qui la troublent et dont elle ne se sent pas la force de résister. C’est l’histoire d’une innocence abusée par un homme plus âgé, sûr de sa force et de son emprise sur elle… une histoire qui trouve une résonance particulière en Tsubaki.

Le poids des secrets ce sont cinq petits livres, cinq petits bonbons qui renferment des secrets dérisoires ou terribles, des non-dits, des hontes dissimulées qui, malgré l’amour et les sacrifices bouleversent des existences et des générations, et en toile de fond plane la mort, à travers l’évocation de la bombe atomique et du tremblement de terre. Pour lire mes avis sur les volumes précédents, c’est ici : TsubakiHamaguriTsubame et Wasurenagusa

Wasurenagusa. Aki Shimazaki

WJe progresse dans l’histoire et je touche bientôt à la fin de cette saga familiale qui me plait tant. Voici l’avant-dernier volet… Cette fois-ci c’est sous l’angle de Kenji Takahashi que nous découvrons les secrets de cette famille, c’est le père adoptif de Yukio et le mari et Mariko qu’on a découvert dans les volumes précédents.

Dans ce tome, c’est son enfance qui est expliquée, sa relation avec sa nourrice Sono mais aussi ses relations avec ses parents. Il est le fils héritier de la famille Takahashi et il se doit de respecter les convenances dues à son rang. Mais après un mariage malheureux, il décide de prendre sa vie en main, de suivre son coeur et de se confronter à ses parents. Il choisit donc Mariko, jeune orpheline avec déjà un enfant et ils partent vivre à Nagasaki. S’en suivront les années de travaux forcés en Sibérie. Mais les années passant, et grâce à une rencontre il découvre une part de vérité sur ses origines…

Je ne m’étends pas plus, j’aime la douceur de cette saga. J’aime comment la romancière choisit de raconter cette histoire familiale, pas de réelle chronologie, elle choisit un personnage et raconte son histoire sans se soucier des retours en arrière ou des projections. On recroise des personnages évoqués quelques volumes avant. Pour autant je me sens un peu perplexe parfois face à un nom que je sais déjà évoqué mais dont je ne me rappelle plus le lien, l’histoire (d’autant que j’ai du mal à retenir les noms japonais). Parfois j’aurais aimé quelques passages plus linéaires. En revanche je pense qu’on peut lire chaque tome de manière indépendante (même si cela doit faire perdre de la saveur à cette construction romanesque). Une chose est sûre, je vais lire de ce pas le dernier volume mais je suis déjà triste de quitter cette plume !

Tsubame. Aki Shimazaki

TsubameJe poursuis ma série et ma lecture du Poids des Secrets avec ce tome, Tsubame (hirondelle en japonais). Je crois que c’est celui qui m’a le plus touché. Dans ce tome, j’ai découvert l’histoire de la mère de Yukio. Nous sommes en 1923, après le tremblement de terre, Yonhi, petite fille illégitime, se voit confiée à un prêtre, sa mère craignant les massacres de la communauté coréenne. Sa mère ne reviendra jamais. Je ne connaissais pas du tout ce pan de l’histoire japonaise. Yonhi doit oublier son origine coréenne, elle devient Mariko Kanazawa. Elle gardera de sa mère cette foi en la liberté, a liberté qui vaut tout, y compris de devoir nier ses origines et les cacher. Elle n’en parlera jamais à son mari, ni à son fils, ni à sa belle-fille, ni à ses petits-enfants mais le passé resurgit. Elle se souvient alors que sa mère lui a laissé une chose, son journal intime écrit en coréen, langue qu’elle a oublié… Mais la rencontre avec une coréenne va la faire réflechir à ce passé et elle osera demander à ce faire traduire ce journal… elle y élucide alors un élément fondamental de sa vie, l’identité de son père.

J’aime ce volume, des fils se nouent, d’autres se dénouent. les liens familiaux sont plus clairs dans mon esprit, on comprend ce « poids des secrets », je trouve que ce titre convient parfaitement à ce tome. Mariko porte ce poids, il est en elle, il est présent et elle s’interroge : doit-elle le garder son passé secret ? doit-elle en parler à son fils ? que faire de son secret, ses origines coréennes qui peuvent nuire à sa famille ? Le lien avec cette femme rencontrée par hasard est beau : de mêmes origines, leurs familles ont fait des choix différents… aucun ressentiment, beaucoup de compassions entre les deux vieilles dames, beaucoup de pudeur… j’ai aimé aussi le lien entre Mariko et sa petite fille Tsubaki (je sens qu’on va reparler dans les deux derniers volumes de cette petite fille et de son amie Yumiko) et puis enfin j’ai aimé la poésie de ce tome, les métaphores autour des hirondelles, les nombreuses références aux fleurs, la colline aux gentianes, les myosotis du grand-père… encore un volet que j’ai dégusté et toujours cette écriture fine, délicate, pudique…

Hamaguri. Aki Shimazaki

HamaguriVous vous souvenez, il y a quelques semaines je vous avais parlé de mon coup de cœur, Tsubaki, le premier volet de la pentalogie Le Poids des secrets. J’avais adoré et je m’étais promis que lors du déconfinement j’irai commander les autres. Je l’ai donc fait et j’ai profité de cette journée ensoleillée pour me replonger dans cette histoire. Au départ, j’ai eu un peu de mal à retrouver mes marques mais petit à petit, d’une manière très délicate mon cœur s’est mis à s’activer et je n’ai pas lâché les dernières pages. Pour être franche, dès ce soir, je vais lire la suite.

Dans ce volet, j’ai retrouvé la saveur du premier : délicatesse, pudeur, simplicité et cet art de la concision, de la phrase juste, du mot juste… On retrouve le personnage de Yukiko mais elle n’est pas centrale. Ici, c’est Yukio qu’on suit. Cet enfant illégitime grandit en solitaire avec sa mère. La petite fille voisine est son amie, ils ramassent des hamaguri, des palourdes afin de trouver des coquilles qui font la paire, ils discutent dans la forêt. Mais il doit la quitter, quitter cette âme-sœur pour aller vivre à Nagasaki, c’est là qu’il rencontre Yukiko et qu’il se confie sur ce premier amour. Ce roman suit donc le cheminement de Yukio de son plus jeune âge jusqu’à la vieillesse. Allez je vais lire la suite !

Tsubaki. Le poids des secrets. Aki Shimazaki

TsubakiMe voilà bien mal, j’ai commencé cette pentalogie sans avoir les autres que ce premier opus et j’ai adoré ! et je veux lire la suite! et je veux la suite! bon je saurais être patiente et attendre la sortie du  confinement pour me rendre dans ma librairie (en attendant ma liste de livres post-confinement s’allonge).

Revenons à ce coup de cœur ❤ ❤ ❤ un tout petit roman lu en quelques heures à peine… un petit bijou littéraire : de la pudeur, de la délicatesse, un secret… la littérature asiatique (ici japonaise) est vraiment à part. Une écriture de la simplicité, chaque mot est pesé, il n’y a pas de superflu, j’ai pleinement embarquée. En quelques mots, voici la trame : à la mort de sa mère, Yukiko reçoit une enveloppe contenant une longue lettre de sa mère. Celle-ci y raconte son enfance pendant la guerre première mondiale d’abord à Tokyo puis à Nagasaki, le travail à l’usine et puis la bombe atomique mais pas seulement. La mère de Yukiko lui livre aussi un terrible secret ainsi qu’une mission. Je ne peux pas en dire plus sans dévoiler le roman et révéler cette trame familiale mais on embarque dans cette saga à la douce odeur de camélia et la dernière phrase me laisse une envie incommensurable de lire la suite, de poursuivre cette saga!  Que j’ai hâte !

Attention ne lisez pas la 4e de couverture qui (ce n’est que mon avis) en dévoile beaucoup, il vaut mieux découvrir et savourer cette courte histoire.

Les dames de Kimoto. Sawako Ariyoshi

La dame de Kimoto 1Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de littérature asiatique et plus spécifiquement japonaise. D’habitude je trouve leurs mots crus, parfois secs mais là ce fut tout le contraire. Sawako Ariyoshi use de mots doux et de délicatesse dans son expression. Elle insiste sur de nombreuses valeurs pour montrer l’importance de la tradition nippone dans l’éducation des filles (puisque le roman se concentre autour des personnages féminins).

Les dames de Kimoto raconte l’histoire de trois générations de femmes japonaises issues de cette famille ancienne et aisée. J’ai beaucoup aimé la relation entre Hana et sa grand-mère Toyono, cette grand-mère dévouée à sa petite fille mais surtout qui cherche à lui apprendre tous les codes, toutes les superstitions, tous les rites, toutes les coutumes nippones pour en faire une femme japonaise parfaite. Le mariage de Hana l’éloigne de sa grand-mère mais elle n’oublie jamais tout ce que la vieille femme a appris et tout ce qu’elle lui doit. Hana devra ensuite vivre dans la famille de son mari et élever ses enfants, notamment sa fille Fumio. A une époque charnière du Japon, à l’aube de la première guerre mondiale, Fumio refuse le rôle de femme soumise de sa mère. Fumio est une jeune fille brillante et rétive à l’apprentissage des arts traditionnels. Elle choisit ses études et milite pour la libération des femmes se mariant avec l’homme de son choix. Hana souffre de cette fille mais elle renoue et retrouve de l’apaisement avec sa petite-fille Hanako. Décidément les relations grand-mère petite-fille m’ont attendries.

La dame de Kimoto 2Ce roman retrace donc l’évolution de la condition féminine, du Japon traditionnel de l’ère Meiji de la fin du XIXe siècle jusqu’après la seconde guerre mondiale à travers la figure centrale de Hana. Une belle saga familiale nippone.

« Depuis plus de vingt ans,sa vie et celle de Hana ne faisaient qu’un. Mais à présent, elles ne seraient plus jamais unies, pas même dans le tombeau familial. Hana se sentait étroitement liée à sa grand-mère. La conscience de leur commun destin féminin les rapprochait plus que jamais. » (p.25)

La maîtresse des épices. Chitra Banerjee Divakaruni

La maîtresse des épicesTilottama est maîtresse des épices, elle travaille dans une vieille épicerie poussiéreuse (un véritable antre) dans un quartier d’immigrés d’Oakland en Californie. Tilo est investie du pouvoir des épices et aide les hommes à bien se porter. Être maîtresse des épices suppose respecter certaines obligations et obéir à des règles, elle y consacre toute sa vie mais un jour, une rencontre ébranle ses certitudes et bouleverse sa vie. Un américain, Raven, va la fragiliser. Tilo se lance alors dans une histoire et un désir interdits…

« Sur le trajet du retour dans le bus, mes épaules luisent et brûlent aux endroits où elle les a touchées. La peau de mon visage me tire un peu de là où elle a posé les mots du désir qu’elle n’a pas formulés : Les gens que j’aime le plus au monde, faites en sorte qu’ils s’aiment les uns les autres. Les yeux sont aussi légèrement douloureux quand je regarde la photographie, les deux amoureux si jeunes, souriant largement avec une foi déchirante comme si je pouvais tout arranger, moi Tilo qui suis dans un pétrin bien plus grave que le leur. » (p.147)

Ce roman est en réalité un conte, Tilo est un personnage de sorcière mais une douce sorcière, une sorcière qui vend des épices pour amoindrir les maux des hommes. On oscille entre les légendes indiennes, le maniement des épices et les réflexions sur la difficulté pour les Hindous de s’intégrer à la vie américaine. Enfin c’est une lecture qui foisonne d’odeurs, de saveurs et de couleurs: « A l’épicerie chaque jour a sa couleur, son odeur. Et si vous savez écouter, sa mélodie. » (p. 72)

La maîtresse des épices, Chitra Banerjee Divakaruni, Picquier poche (édition 2002)

La formule préférée du professeur. Yogo Ogawa

Voici un livre dont les thèmes fondamentaux n’avaient a priori rien pour me plaire : les mathématiques et le base-ball cependant La formule préférée du professeur évoquait une histoire humaine, un professeur qui s’attache terriblement au fils de son aide-ménagère jusqu’à revivre grâce à ce lien, grâce à cette nécessité de transmettre. C’est cet aspect qui m’avait intéressé.

Formule préférée du professeur

Tous les trois, l’aide-ménagère d’une trentaine d’année, le fils (presque adoptif) surnommé par le professeur Root (Racine) de dix ans et le vieil homme fragile et sensible d’une soixantaine d’années forment un trio atypique. Suite à un accident, ce vieil homme a une mémoire limitée au quatre-vingts dix dernières minutes. La vie de ce mathématicien s’est arrêtée depuis ce choc en 1975. Habillé de notes et de rappels sur sa veste, il vit reclus dans son labo avec ses chiffres, ses formules et ses calculs. Cette mémoire égarée et fugitive l’a contraint à vivre isolé dans sa petite bulle cependant son aide-ménagère, nouvellement nommée, se fait une place et pas seulement, j’ai trouvé qu’elle lui permettait une ouverture au monde. Peu à peu le mathématicien sort de son isolement et de son silence. Avec douceur, patience, tendresse et gentillesse, elle gagne sa confiance. Le professeur invite alors son fils et très vite une relation filiale s’établit. Il partagent la passion du base-ball et le professeur transmet son amour des théorèmes, des chiffres, des formules qui, pour lui, décrivent le monde. La mère et le fils se mettront à appréhender les mathématiques afin de tenter de découvrir la formule préférée du professeur.

« Je plaçai le 10 à l’écart, alignai les chiffres de 1 à 9, entourai le 5. Le 5 était sans doute au centre. Il y avait quatre chiffres avant et quatre chiffres après.

A ce moment-là je fis pour la première fois de ma vie l’expérience d’un instant miraculeux. Dans un désert cruellement piétiné, une rafale de vent venait de faire apparaître devant mes yeux un chemin qui allait tout droit. Au bout du chemin brillait une lumière qui me guidait. Un lumière qui me donnait envie de suivre le chemin pour m’y plonger toute entière. Je compris alors que je recevais une bénédiction qui avait pour nom étincelle. » (p. 77)

Formule préférée... Cabourg

Plein de chiffres, de formules et de calculs mais tout cela évoque des sentiments, ses souvenirs, ils sont ramenés à des émotions et finalement ces mathématiques servent à créer un lien affectif entre ces trois êtres unis par un amour singulier.

« Il [le professeur] avait beau le féliciter et le féliciter encore, cela ne suffisait pas. Il voulait absolument faire comprendre au garçon maigrichon à tête plate se trouvant devant lui à quel point la formule qu’il avait inventée était belle. » (p. 82)

« Il traitait Root comme un nombre premier. De la même manière que pour lui les nombres premiers constituaient la base sur laquelle s’appuyaient tous les nombres naturels, il pensait que les enfants étaient un élément indispensable pour nous, les adultes. Il croyait que c’était grâce aux enfants qu’il existait ici et maintenant. » (p. 176)

La formule préférée du professeur, Yogo Ogawa, Babel, janvier 2008

Compartiment pour dames. Anita Nair

pagcompartiment-pour-dames

Voici un roman que je voulais lire depuis très longtemps et j’avais bien raison d’avoir conservé ce titre dans un coin de ma tête car ce roman m’a conquise, les pages défilaient presque toutes seules.

Dans une société indienne moderne mais régie par des traditions rigides, Ahkila, célibataire, décide de partir, d’aller réfléchir, de choisir son chemin… Elle qui n’a jamais pris de décision personnelle, elle qui a porté sa famille puis celle de sa sœur, prend alors un train à destination du sud de l’Inde, aux confins de l’océan indien, de la baie du Bengale et de la mer d’Arabie. Ahkila a le sentiment de ne pas avoir mené sa vie, d’avoir été sans cesse sous l’emprise de sa mère, de ses sœurs, de ses frères à qui elle doit toujours se référer pour prendre des décisions. Dans cette vie, elle s’est oubliée. Ce voyage en train est l’occasion de rencontres aussi intenses que brèves, le temps d’une nuit, entre six femmes. Dans ce compartiment pour dames, six destinées féminines vont se dévoiler et aider Ahkila à réfléchir : un homme est-il nécessaire à l’épanouissement d’une femme ? grande question pour notre héroïne. Le confinement entraîne des confessions intimes de chacune sur des vies de frustration et de renoncement. Ce roman évoque la question de la liberté, Ahkila doit refuser le cloisonnement de la société (symbolisé par le wagon) pour devenir maîtresse de sa destinée. Le voyage devient initiatique et grâce au récit de chacune, Ahkila prend conscience de l’oubli de soi dont elle a fait preuve.

J’ai aimé ce roman pour ce personnage d’Ahkila mais aussi pour ce message d’indépendance et la question de la liberté, chacun doit prendre sa vie en main.

Ton ombre est la mienne, Han Suyin

Ton ombre est la mienne

Philippe et son ami Jacques, docteur, viennent consulter un astrologue dans un village retiré du Cambodge. Ils ne veulent pas savoir ce que le destin leur réserve mais au contraire ils ont besoin des lumières de l’astrologue pour les éclairer sur le passé et plus précisément l’existence que fut celle de Sylvie, la petite sœur de Philippe. Sylvie fut recueillie à l’âge de cinq ans par une femme de ce pays, Maté, après le massacre de leurs parents par les Japonais en 1943. Douze ans après, Philippe parvient à la retrouver et tentera de lui ré-inculquer les mœurs occidentales. Éloignée de sa famille adoptive, Sylvie prend conscience des liens d’amour qui l’unissent à elle. Elle part. Philippe et Jacques la cherchent jusqu’au drame : Jacques la tue accidentellement lors d’une partie de chasse. Mais que faisait-elle ? pourquoi était-elle sous ce buisson ? qui (ou que) fuyait-elle ? où souhaitait-elle se rendre ? retournait-elle vers Maté ou voulait-elle retrouver Philippe ?

Ton ombre est la mienne lecture en coursC’est pour obtenir des réponses à toutes ses interrogations que Philippe et Jacques consultent l’astrologue, afin de comprendre la vie de Sylvie. Tour à tour les deux amis témoignent, l’astrologue faisant office de juge. Interviennent également Maté, son fils Rahit ou encore Anne, la femme de Philippe.

Vous l’aurez compris il s’agit d’un roman sans aucune action. Ton ombre est la mienne est un long dialogue souvent philosophique, mêlant les images et les mœurs orientales et occidentales.