Harry Potter à l’école des Sorciers. J.K Rowling

Harry PotterIl est temps d’avouer : je n’ai jamais lu Harry Potter… enfin je n’avais jamais lu Harry Potter jusqu’à la semaine dernière. J’ai vu quelques films donc bien évidemment je connaissais et l’univers et l’histoire (d’autant que les élèves m’en parlent souvent). Donc en ce mois anglais, il me fallait combler cette lacune culturelle et littéraire.

Je suis bien contente de ma lecture. Je ne dirais pas un mot de l’histoire : tout le monde connaît ce roman aux aventures ensorcelantes. Ce qui m’a séduite c’est plutôt tout l’univers que J. K Rowling a créé dès ce premier roman. Poudlard semble déjà tout pensé. Alors bien sûr c’est fantastique mais ça paraît presque réaliste dans la description de cette école de magie. Je comprends la puissance d’attraction que ce texte peut avoir sur les ado: cette école, ces codes, ces « maisons », les parties de quidditch, les pouvoirs magiques… tous l’univers de la magie est agréable et envoûtant (du choix du matériel scolaire à l’achat du balai) et puis les personnages sont déjà tous bien définis avec des personnalités bien marqués : l’érudit Hermione mais non moins forte, le craintif mais fidèle Ron, Harry évidemment mais tous, que ce soit Hagrid, le Pr McGonagall, Rogue… Ca m’a impressionné que tout soit déjà « posé » (j’espère que vous comprenez ce que je veux dire). Autre point, c’est un roman qui présente de nombreuses valeurs : la fidélité, l’amitié, la loyauté mais pas seulement le respect des règles, le courage, la solidarité. Enfin dernier point que je voudrais aborder, c’est l’écriture : j’ai trouvé que ce n’était pas si enfantin, ni si simple… il y a du vocabulaire, des tournures de phrases complexes, de l’ironie, des sous-entendus, de l’humour… un texte travaillé avec des personnages intéressants et un univers envoûtant… et voilà je comprends le succès ! Je ne vais pas m’entendre plus car tout a déjà été dit mais ça fait plaisir de combler de telles lacunes !

L’hiver où j’ai grandi. Peter van Gestel

Lhiver où j'ai grandiVoici un roman acheté uniquement à cause de la couverture du titre… la quatrième de couverture a confirmé cette bonne impression et voilà. L’hiver où j’ai grandi raconte l’histoire de Thomas. Au sortir de la seconde Guerre Mondiale, il se promène dans Amsterdam, encore marquée par la guerre. Les vacances touchent à leurs fins et il se souvient de l’hiver dernier, un hiver déterminant car il a rencontré Piet Zwann. Thomas n’avait pas encore compris à quel point cette rencontre serait déterminante et qu’une amitié profonde naîtrait entre les deux jeunes garçons.

Thomas a 10 ans, il vit seul avec son père depuis que sa mère est morte du typhus. Ayant trouvé un petit travail en Allemagne (en « Bochardie ») son père le confie à sa tante Fie. C’est à l’école qu’il rencontre, enfant silencieux, mystérieux et solitaire. Quand sa tante se casse la jambe, il habite quelques jours chez son ami et découvre alors une famille juive avec ses secrets et ses blessures. Le roman aborde la question de l’antisémitisme, des séquelles de la guerre sur des enfants qui n’ont pas bien pris ce qu’il s’était passé, à la fois épargné et touché de manière indirecte.  Durant cet hiver, Thomas, Piet et la cousine Bet (dont Thomas est « éperdument amoureux »)  jouent, rient et apprennent à vivre malgré l’absence des êtres qui leur sont chers.

Le style est un peu déroutant, on suit les pensées d’un garçon de 10 ans et parfois j’ai eu du mal à suivre. Les dialogues sont plein de sous-entendus, d’implicites, d’ignorances liées à leur âge. J’ai aimé les références à la littérature notamment Tom Sawyer ou encore Le Jardin secret de Frances H. Burnett… J’ai trouvé le père de Thomas très touchant dans son rôle, très pudique, un père seul dont on sent qu’il ne sait pas faire, qu’il tâtonne, qu’il hésite, qu’il ne trouve pas sa place… la lettre qu’il écrit à son fils m’ a touché, une des plus jolies scènes « Je pense souvent à maman, Thomas. Si souvent qu’il serait plus juste de dire : « Parfois, il m’arrive de penser à autre chose. » Je t’en parlerai un jour, mais passe d’abord tes épreuves de natation, on verra après. Oui, je dis des bêtises. Tu sais, si le clown s’évertue à faire rire, c’est pour ne pas passer son temps à pleurer. »

Ma plus grande déception vient du titre, je m’attendais à trouver une ambiance hivernale, une atmosphère d’ouate et de silence,de blancheur et en réalité il est peu fait mention de l’hiver… mais c’est de ma faute, entre le titre et la couverture je m’étais imaginée quelque chose or l’hiver n’est que la saison où leur amitié se noue, une période où la vie de Thomas est bouleversée.

Nos étoiles contraires. John Green

Nos étoiles contraires« De toute façon, les véritables héros ne sont pas les gens qui font les choses; les véritables héros sont les gens qui remarquent les choses, qui y prêtent attention. »

Bon tout le monde a lu ce roman… sauf moi… l’an passé quand j’ai avoué à quelques élèves de 4e que je n’avais jamais lu John Green, elles n’en sont pas revenues… et puis j’ai croisé ce roman sur une brocante… et puis des semaines se sont écoulées et là j’ai eu envie de le lire.

Autant le dire tout de suite, le sujet n’a rien de bien réjouissant, deux adolescents atteints de cancers… chimio, cercle de discussion… bref ce n’est pas joyeux… les copains meurent ou se rendent visite aux urgences… et pourtant je n’ai pleuré que dans les dernières pages ! J’ai trouvé que les dialogues manquaient de simplicité ou de spontanéité (on se doute que dans la « vraie » vie, des ado ne parlent par métaphore constamment), un peu à l’américaine mais j’ai apprécié ce roman que je pourrais maintenant conseiller en connaissance de cause.

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer, bien que son dernier traitement semble avoir arrêté la maladie, elle se sait condamnée. Munie de sa bouteille d’oxygène, elle se rend quand même à quelques cours à la fac et au groupe de soutien. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission. Les deux adolescents partagent leur humour et leur goût de la littérature. Rapidement ils deviennent inséparables et émerge une intrigue amoureuse.

A la fois roman sur le cancer, roman sur le combat contre la maladie, roman d’amour, roman d’adolescent, c’est sensible, c’est touchant, c’est séduisant…

« La sienne : être trop malade. La vôtre: être trop bien portant. Fût-ce le contraire, vos étoiles n’auraient pas été aussi contrariées, mais c’est dans la nature des étoiles d’être contrariées. »

Quand le père Noël apporte des livres… PAL

Au pied du sapin, il y avait des livres. J’en ai toujours offert à mes enfants, mais des amis  chéris ❤ leur en offrent, mes parents, mes frères… une histoire de famille en fait. En revanche, moi peu de monde m’en offre. Mon mari et ma très chère Romanza. Sûrement que personne n’ose de peur de tomber sur un doublon… pas grave, je suis très heureuse des choix qui ont été fait pour moi.

Commençons par mes enfants. Mon aîné, 6 ans et demi, commence à lire. Cependant il n’est pas encore un lecteur autonome, il avait très envie d’un Atlas (si vous avez une autre référence je suis preneuse, son anniversaire sera dans un peu plus de 3 mois). Il aime beaucoup les éditions Milan et a déjà pas mal de leurs documentaires, donc on poursuit cette collection. Il avait repéré le livre Animaux en danger à la librairie, il était donc ravi. Il adore les animaux et s’inquiète beaucoup de la disparition de certains animaux. On a commencé à le lire, c’est un magnifique album, très bien documenté, j’apprends beaucoup de choses. Mon frère lui a offert un somptueux album Os court! : graphisme magnifique, dans la couverture se cache un squelette, on découvert les os à travers une intrigue policière (j’ai feuilleté uniquement pour le moment). Mon mari lui avait choisi Edilson, somptueux <3, il aime leur lire de longs albums. Les graphismes sont splendides ! Quant à moi j’avais trouvé au salon de Montreuil la bande dessinée sur Les Emotions, assez originale puisqu’une page documentaire est insérée après plusieurs planches. Ensuite il a eu quelques romans à lire « seul »… on découvrira L’école des dinos, je pense que ça correspond totalement à son niveau de lecture actuelle. Il  a reconnu le graphisme du garçon du criait « Au loup! », une lecture avec une baleine pour héroïne La Baleine et L’escargote (on a commencé hier soir deux pages) et enfin un roman qu’il ne lira pas tout de suite seul Les Ecoles du bout du monde. Voilà on a de quoi occuper nos soirées pour quelques temps !

Pour mon petit (3 ans et demi, 4 ans dans deux mois), j’ai eu plus de difficultés. Il a les mêmes goûts que son frère, il repique tous les livres que mon aîné a toujours manipulé avec soin. Du coup, un pile moins remplie sous le sapin. Tout d’abord le documentaire Le livre extraordinaire des animaux en danger. Ce sont de grands documentaires, les pages sont magnifiques, ils ont déjà trois titres de cette collection (@littleurban) et ils les regardent très souvent. Petit aperçu du style en image, à peine le paquet ouvert, il le regardait. Ma mère lui avait choisi deux albums au Salon de Montreuil (pas encore lus mais le graphisme est très joli) : Prends ma patte, petite loutre de Jane Chapman et La nuit de Pinpin d’He Zhihong.  Un classique, déjà lu deux fois pour le moment, Le Bain de Berk de Julien Béziat, qu’il rit lors de la chute ! Et enfin, on a lu trois/quatre pages hier soir, Où l’Océan rencontre le Ciel ❤ de The Fan Brothers… j’ai craqué sur les graphismes, somptueux !  Un petit garçon qui part à la recherche de son grand-père. On a déjà le Fabuleux voyage du bateau-cerf des mêmes auteurs… faudrait que je vous présente les deux, vous aimeriez ?

Et maintenant les miens ! Quatre très jolis romans, quatre couvertures magnifiques, quatre titres qui m’emportent vers un autre monde. Tout d’abord une plongée dans la mythologie avec Circé de Madeleine Miller, une demi-déesse, une femme, une sorcière… une figure envoûtante ! Ensuite ma chère littérature anglaise, je retrouverais Thomas Hardy avec Le maire de Casterbridge, la 4e de couverture a l’air très tentante -je ne connaissais pas ce titre. Ensuite un roman dont j’entends beaucoup parler A crier dans les ruines d’Alexandra Koszelyk une histoire d’amour ? réaliste ? sur Tchernobyl… hâte de découvrir ! Enfin départ pour le grand nord, la banquise très exactement avec De Pierre et d’os de Bérengère Cournut, une auteur que je découvrirais et une couverture tellement attirante !

PAL Noel

Ma PAL et celle des enfants ont donc augmenté, mais on va profiter des vacances pour prendre le temps de lire et de voyager au milieu des livres, des intrigues et des univers ! La promesse et la perspective de jolies heures à venir ❤ ❤ Vous connaissez quelques titres dont j’ai parlé ? Vous voulez que je vous en présente un en particulier sur le blog ?

 

La passe-miroir. Les fiancés de l’hiver. Christelle Dabos

DSC066222Bon je dois être la seule sur terre mais voilà, je n’ai pas accroché à La passe-miroir, je n’ai même pas terminé… peut-être pour me laisser la chance de recommencer à un moment plus opportun.

J’ai eu du mal à accrocher au début, pourtant lorsqu’Ophélie quitte son royaume pour suivre son fiancé Thorn à la Citacielle, je me suis dit que l’histoire démarrait. J’ai lu avec plaisir la description de ce nouveau royaume, cette capitale flottante du pôle, je la voyais tout en lisant. Et puis je ne sais pas, c’est redescendu. J’avais envie que la narration aille plus vite, sûrement que moi aussi je ne lisais pas assez vite. Quelques pages lues sur les quais bondés du matin, un peu le soir avant que je sombre d’épuisement… des conditions dans lesquelles j’ai beaucoup de mal à entrer dans une histoire. Pourtant en rédigeant cet avis, j’ai envie de me replonger dans cet univers, de savoir ce qu’il advient d’Ophélie que j’ai abandonnée encore déguisé en valet, j’ai envie d’en savoir plus sur ses pouvoirs, j’ai envie de découvrir les intentions de Thorn. Je quitte avec regret la Citacielle, Thorn, Ophélie mais avec l’espoir (et une certitude presque certaine) de les retrouver un jour et de dévorer cette saga.

Avant la télé. Yvan Pommaux.

Avant la télé 1Une découverte à la bibliothèque. En cherchant des romans premières lectures pour mon petit de CP, je suis tombée sur ce roman, cette bande dessinée plutôt.  La couverture m’a tout de suite attirée, elle m’a rappelé la Guerre des boutons. J’aime Yvan Pommaux, son graphisme, ses idées, ses albums sur la mythologie, je n’en connais pas plus mais à chaque fois que je tombe sur un de ses titres, j’aime.

J’ai adoré cette idée : raconter la vie d’un enfant né après la seconde guerre mondiale. j’ai adoré voir les illustrations et lire le récit assez présent tout de même. Pommaux raconte l’école autrefois, les conditions de vie, la vie quotidienne, les prénoms, les tenues, le cinéma… C’est très parlant et je vais m’empresser de l’acquérir pour mes élèves… eux qui ont du mal à comprendre comment on vivait sans téléphone portable, sans internet… Ce petit ouvrage, par son visuel, est vraiment touchant, on est plongé dans les années 50 et on peut se représenter certaines scènes de vie. Mon fils a regardé notamment les pages sur l’école (car il a travaillé sur l’école d’autrefois). On a discuté de comment c’était la génération de papé et mamie et encore plus celle des arrières grands-parents. Maintenant j’aimerai trouvé le même genre d’ouvrage qui évoque le XIXe siècle, si vous avez des idées, je suis preneuse !

Léon. Léon Walter Tillage

LéonVoici un petit récit autobiographique que j’ai découvert grâce à mes 3e. Je voulais leur proposer différentes lectures autobiographiques. J’aime proposer un panel de lecture autour d’un même thème afin que chacun puisse y puiser une lecture qui lui convienne. Donc je cherche des lectures variées, de différents niveaux de difficultés, du classique, du contemporain, parfois des bandes dessinées… bref en fouillant je suis tombée sur ce récit et je me suis tout de suite dit que ça allait leur plaire. D’ailleurs beaucoup on choisit ce titre.

Revenons à Léon. Le sujet est lourd : Léon est petit-fils d’esclave, fils de métayer. Né en 1936, il raconte son histoire. Il se souvient de son enfance en caroline du nord.

« Je me souviens qu’étant petit garçon, je me regardais souvent dans le miroir et je maudissais ce visage noir qui état le mien. Mais à cette époque, on ne nous appelait pas « noir ». on ne parlait pas de « minorité ». On disait « moricaud » ou « nègre ». (p.9)

Il raconte ce que signifie être noir dans les années quarante et cinquante, la discrimination qui ne choque personne, les difficultés financières, les dettes, le travail… Il raconte que sa famille ne comprend pas l’utilité d’une instruction puisque les noirs ne peuvent pas exercer certains métiers. Mais lui, ne voit pas les choses de la même manière « Donc ils ne voyaient pas l’utilité de recevoir une instruction. C’est un des moyens qu’employaient les Blancs pour dominer les Noirs : les priver d’instruction. » Il se souvent  que ses parents disaient : « Ç’a été voulu comme ça. C’est comme ça que ça doit être. Vous n’obtiendrez jamais d’être les égaux des Blancs » mais Léon a refusé cette fatalité. Léon évolue avec son époque et il préfère écouter les paroles de Martin Luther King. Il raconte alors les marches pacifiques.

Ce très court roman autobiographique est très beau, aucune haine, aucune rancœur, aucun pathos… il raconte, il décrit des situations assez simplement ce qui rend ce texte très accessible à des enfants dès 12 ans et parler avec eux des discriminations et des injustices.

« Les Blancs apprenaient à leurs enfants que les Noirs n’avaient pas de sentiments, qu’ils n’avaient pas d’âme. Ce qu’on leu faisait n’avait donc pas d’importance : on pouvait les frapper ou pire, sans jamais pouvoir réussir à leur faire mal. Voilà pourquoi ils nous traitaient comme ça : ils croyaient ce qu’on leur avait dit. »

Inséparables. Sarah Crossan

InséparablesPour sortir de ma panne de lecture, j’ai puisé dans des romans plus faciles d’accès et plus courts. J’avais noté ce titre jeunesse depuis quelques temps mais l’occasion ne s’était pas encore présenté de le lire.

Ce roman a tout d’abord une disposition particulière, comme des vers… il se lit donc très vite. Cependant je n’ai pas bien saisi ce que cette manière d’écrire apportait. Cela ne m’a pas semblé très intéressant. Le rythme du roman est assez rapide, les événements s’enchaînent tout comme les émotions. Comme c’est là le point fort de ce roman, l’émotion procurée par cette histoire si originale. Grace et Tippi sont deux sœurs inséparables, au sens propre du mot puisqu’elles sont siamoises. Lorsqu’elles entrent au lycée pour la première fois, elles découvrent l’amitié mais également les premiers émois amoureux or elles s’étaient jurées de ne pas tomber amoureuses. Chacune a sa personnalité bien affirmée, et ce roman appelle à la fraternité et à la tolérance mais également à l’acceptation de soi. Les soeurs siamoises ne vivent pas leur pathologie comme une tragédie au contraire elles offrent une manière particulière de voir le monde. C’est un beau roman, lisez-le. Je le conseillerai à mes élèves !

 

La fabuleuse histoire de La Poire Géante. Jakob Martin Strid

La fabuleuse histoire de la poire géanteUne fois n’est pas coutume, je vous présente un album jeunesse qu’on a découvert cette semaine. J’ai beaucoup aimé cette histoire, les personnages sont touchants : un petit chat Mitcho et un éléphant, Sebastian, découvrent une bouteille à la mer. Elle contient un message de leur ancien maire (adoré) qui a disparu depuis des mois. Commence alors la grande aventure, une aventure extraordinaire ! Les deux héros doivent retrouver l’île mystérieuse. Dans cet album, on retrouve tous les codes du roman d’aventures : une quête, une île mystérieuse, des pirates, des mers noires, des objets à trouver, des dragons… il y a des références amusantes pour les adultes comme mon cher Ulysse aux mille ruses, un banquet final… des allusions à Jules Verne, Tintin, Astérix… d’autres que je n’ai sûrement pas repérées.

Mon fils a aimé le pirate, le capitaine Camenberg et « j’ai bien aimé le dragon des mers et la pierre qui chauffait ». Et les deux ont explosé de rire lors de la scène « des pastèques », je n’en dis pas plus ! Lisez.

Pour ma part, j’ai beaucoup aimé les illustrations. Et notamment les petites mondes inventés, comme le village, l’intérieur des habitations (j’adore les dessins représentant les intérieurs), des machines inventés. Il y a plein de petits détails dans les dessins. ça fourmille, j’adore ! J’ai vu que cet album avait été adapté au cinéma, l’avez-vous vu .

Arthur Rimbaud, le voleur de feu. Sarah Cohen-Scali

rimbaud-1On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans... ce vers convient parfaitement à la vie de Rimbaud telle qu’elle est racontée dans cette biographie destinée à la jeunesse. Cette oeuvre a le mérite de faire découvrir aux enfants, et plus particulièrement à mes élèves, la vie d’un poète et surtout sa jeunesse et ses débuts. Ils ont été très étonnés de sa précocité, de la vie qu’il a mené et de ses connaissances mais admiratifs de sa  force de détermination. Le roman s’achève lorsqu’il rencontre Paul Verlaine, rencontre déterminante. Ellipse de vingt-ans, on retrouve Rimbaud à l »hôpital au seuil de sa mort. Sarah Cohen-Scali a donc accès sur cette jeunesse et notamment sa révolte. Ce que j’apprécie dans cette oeuvre, c’est qu’on y retrouve des extraits des lettres de Rimbaud mais également quelques vers ou l’évocation de ses poèmes.

Arthur naît à Charleville en 1854, cette ville de province grise et triste et qu’il déteste mais où il vit avec sa mère et ses deux sœurs Vitalie et Isabelle. Alors, pour tromper la monotonie des jours et pour lutter à sa manière contre l’absence de son père et l’autoritarisme de sa mère, Arthur dévore livre après livre. Mais surtout il rêve, il rêve rimbaud-2d’un oiseau multicolore, bleu, vert, rouge, qu’il appelle Baou et qui lui inspire des poèmes. Il recouvre alors ses carnets de phrases, de vers latins… Car Arthur se fiche d’être un élève modèle. Il veut être poète, même si c’est être voyou… Et puis il y a les vols de livre, les rencontres avec son professeur Izambard, les fugues de Rimbaud décrites, les montées à Paris alors en pleine commune, la faim, le froid, les errances de Rimbaud, Petit Poucet rêveur.

Cette biographie romancée donne envie de relire les poèmes de Rimbaud mais surtout d’en découvrir plus sur la relation entre Verlaine et lui, relation à peine esquissée mais dont on comprend toute l’importance dans l’épilogue. Idéal pour donner envie de lire…