Wish list 2018

En ce moment, peu de sorties, pas de virées en libraire, pas de salon de Montreuil… entre le projet 1, le projet 2, les enfants et le collège pas trop le temps de prendre le temps. L’envie de lire est toujours là, l’envie d’aller en librairie aussi, je compte les mois qui me restent à tenir à ce rythme et j’ai hâte de lire ce que je veux quand je veux. En attendant je note les titres qui me tentent (quand j’y pense). La rentrée littéraire a apporté de nouveaux titres à ma déjà longue liste:

Capture

  • En nous beaucoup d’hommes respirent de Marie-Aude Murail
  • Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu (merci frérot, il devrait être au pied du sapin 🙂 )
  • La vraie vie d’Adeline Dieudonné

Et puis il y a ceux repéré depuis longtemps, voire fort longtemps, noté sur ma liste de souhait mais aussi photographié sur mon téléphone, et pourtant ils passent toujours à la trappe à la librairie.

  • La Servante écarlate de Margaret Atood
  • Le poids de la neige de Christian Poliquin
  • La chambre des merveilles de Julien Sandrel
  • Couleurs de l’incendie de Pierre Lemaître
  • Les dames de Kimoto de Sawako Ariyoshi
  • Nora Webster de Colm Toibin
  • Une petite princesse de Frances H. Burnett
  • L’œuvre de Dieu, la part du Diable de John Irving
  • Le Canapé rouge de Michèle Lesbre
  • Helena ou la mer en été de Julian Ayesta

Enfin il y a celui-ci, cet album, cette pépite pour moi fan de Mary Poppins ❤

Un-petit-tour-avec-Mary-Poppins

 

 

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Novembre 2018

IMG_6771dans leurs lits de grands / je n’aurais pas parier sur mon petit dans un grand lit /  discussion de mère à fils / reprendre / me battre  contre ma migraine / mercredi joli,  mercredi pluvieux / prendre le temps de lire / bibliothèque du mercredi / rêver de lire, lire / très attirée par le Prix Goncourt / « Tu as passé une bonne journée ? – Oui j’étais impeccable » la modestie d’un enfant de 33 mois… ❤ / se heurter à Scarron / leurs rêves d’avenir / complicité de frère ❤ / soirée playmobil et ferme / « Maman, A. est adorable, c’est le petit frèreIMG_6882 que je voulais avoir. » ❤ ❤ ❤ / précieux moments / les entendre se prêter, se mettre d’accord, partager, s’entraider / samedi de doute / me sentir seule face à une montagne / cette tentation d’abandon… finalement repoussée /  et cette pluie interminable / robe col claudine / 1 an de mon neveu / « je vais rien commander parce qu’il faut savoir s’arrêter »… sagesse de 5 ans ❤ /  nuit compliquée / premier virus / soirée à travailler / penser à toi à chaque fois que je me démaquille 😉 / ce week end de plie / Il pleure dans mon cœur… / gâteau au chocolat du mercredi / balade dans les bois / « Dans le pays de la mer, il y a beaucoup d’espadons » 33 mois et de DSC05867jolis mots / vendredi mère & fils malades / instant jeux de société / partie à 4 / tranquille samedi / la maison rêvée / un mercredi à travailler pendant qu’ils s’en occupe / moi avec Simone / « Je suis l’as de cœur qui pique ton cœur »… sortie en amoureux / celui qui voulait commander de la « soupe potiron », desIMG_6928 framboises, celle qui voulait Sa maison… le modeste et l’ambitieuse / fatiguée / ce froid piquant / les 28 parents de mes 28 élèves / celui qui adorait la pâte à modeler / cette envie de lire qui me ronge / des difficultés pour avancer / les pleurs de mon grand un lundi matin / rêver de la maison / se confronter à une réalité / mon esprit bien occupé / indice 1 reçu / resortir les lego / penser toujours à toi en me démaquillant et me dire que non, je n’ai toujours pas pris le temps de commander / songer aux festivités / préparer les messages du calendrier de l’avent / voir l’excitation monter…

Les Dents de la nuit. Sarah Cohen-Scali

Les dents de la nuitComme le sous-titre l’indique voici une anthologie « vampire », je l’ai proposée à mes quatrièmes qui ont beaucoup apprécié (moi aussi). Mes élèves rencontreront (normalement) Sarah Cohen-Scali en janvier et ils ont lu attentivement ce recueil tout en notant plein de questions pour l’auteur ; hâte de voir cette rencontre ! Ce que j’ai aimé dans cette anthologie c’est qu’on y trouve à la fois des nouvelles classiques (certains abrégées), Maupassant, Alexandre Dumas, Tolstoï, Bram Stoker mais aussi des nouvelles modernes, Stephen King par exemple. Cela permet de voir les grandes caractéristiques du genre, de repérer les héritages et de constater les évolutions du genre.

Le vampire est présent dans toutes les nouvelles mais sous différents aspects et c’est intéressant de voir comment un mythe évolue d’un texte à l’autre, ou d’un pays à l’autre. Mon coup de cœur va à La Morte, nouvelle fantastique de Maupassant. J’adore l’écriture de Maupassant et la chute est bouleversante, une vraie réflexion sur ce que nous sommes en réalité et ce qu’on veut montrer de nous. Le narrateur, amoureux, perd sa maîtresse. Inconsolable, il décide de se rendre au cimetière. la nuit tombe, il ne parvient pas à quitter ce lieu habitée par sa bien-aimée, il se retire alors dans un arbre pour y dormir. Mais lorsqu’il s’assoit sur une tombe, il constate qu’elle bouge… peu à peu toutes les tombes bougent et les cadavres sortent… magnifique chute que je vous laisse découvrir.

J’ai aussi apprécié lire des nouvelles plus modernes, avec un rythme très différent et une vision du vampire plus inscrite dans notre société. La nouvelle Processus de sélection d’Ed Gorman m’a particulièrement plu (ainsi qu’aux élèves), parce que oui, les vampires ont besoin de recruter ! Ce fut aussi Le Choc de Sarah K. m’a également bien marquée.

Voici une anthologie bien agréable à lire ! Des vampires il y en a plein, alors plongez-vous dans cette lecture, vous verrez que Dracula n’est pas seul !

 

Tenir jusqu’à l’aube. Carole Fives

Tenir jusqu'à l'aubePetit passage par la littérature contemporaine le temps d’un week-end. Voici un roman que j’aurais pu dévorer d’un coup, lire d’une traite. J’ai beaucoup aimé ce roman même si je dois reconnaître que la fin m’a un peu déçue, peut-être trop abrupte pour moi.

Tenir jusqu’à l’aube, c’est le récit d’une mère célibataire qui tente d’élever son enfant, de boucler les fins de mois, de travailler en free lance avec un petit de 2 ans dans les pattes, de se moquer des remarques alentour sur l’éducation qu’elle propose à son fils (et le grand-père y va de ses remarques, la voisine, la dame du pôle emploi…). Mais c’est surtout le récit de l’épuisement et de la solitude, celle que la vie de maman engendre (et d’autant plus quand on est une maman solo), personne ne l’aide, personne ne lui prend son petit qui ne va pas encore à l’école, elle est isolé, ne parle qu’avec un enfant de 2 ans, ne fréquente plus que les parcs et les airs de jeux. Et se ressent le besoin de vivre. Tenir jusqu’à l’aube, c’est la difficulté de concilier vie de maman et éducation tout en préservant une vie personnelle autre que celle professionnelle : c’est se dire qu’on n’est pas allé au ciné depuis…. (on ne s’en souvient même pas), c’est vivre sans se dire « ah je dois aller le récupérer » « ah c’est l’heure », c’est gérer, maison, enfant, travail en s’oubliant…

Dans ce roman, cette mère souffre malgré tout l’amour et l’attention qu’elle porte à son enfant. Elle fouille les forums espérant trouver des solutions. A toutes les difficultés d’autorité, d’éducation, de solitude viennent s’ajouter celle financièrement et les questions du petit « où est papa ? », petit fort perturbé auquel elle se dévoue… c’est donc une mère avide de liberté qui commence à sortir seule la nuit quand l’enfant dort, prendre l’air, respirer, marcher à son rythme sans chanter « une souris verte »… malgré la culpabilité, elle prend de plus en plus goût à ses échappées nocturnes. Plusieurs fois je me suis dis que ce roman allait tourner au drame, je m’attendais à un récit tragique… non c’est incisif, c’est direct, c’est prenant, c’est révélateur. Un très joli roman sur cette maman « solo », cette maman courageuse

« Qu’est-ce qu’on ferait sans eux ? Tout ce qu’on faisait avant, voyons! Travailler, se préparer une retrait à peu près digne, dormir sept heures d’affilée, retrouver une vie sociale, faire du sport, aller au cinéma, lire et bien sûr, rêver… rêver, n’est-ce pas la chose la plus agréable au monde. » (p.32)

 

Une mort très douce. Simone de Beauvoir

Une mort très douceMe revoici avec Simone de Beauvoir ! Je crois qu’elle me plait de plus en plus et j’ai envie de tout lire d’elle. Après Mémoires d’une jeune fille rangée, j’ai voulu en découvrir plus sur sa relation avec sa mère Françoise et ce court texte vient clore sa relation puisqu’il s’agit de raconter la mort de sa mort. Cette mort est une agonie, des semaines où Simone a vécu auprès de sa mère, a essayé de l’aider, de la soutenir et a réfléchis à leur relation,  une relation complexe qu’elle qualifie de « dépendance chérie et détestée ».

Suite à une chute, les médecins décèlent un cancer à la mère de Simone et de Poupette. Chacune des sœurs prend le relais auprès du chevet de leur mère, voit le corps se dégrader, constate l’avancée de la maladie sur le visage de leur mère mais elles lui taisent et préfèrent la conforter dans son idée qu’il ne s’agit que d’une convalescence.

C’est un récit tendre, émouvant à la fois pudique et intime. Les sœurs prennent soin de leur mère, veillent sur ses nuits cauchemardesques, la rassurent… la relation est inversée dans ces dernières journées de vie qui s’éternisent. La vitalité de Françoise étonne les médecins. Ces lignes sont marquantes, elles ont trouvé un écho en moi. Simone de Beauvoir évoque aussi ce qu’elle ressent, ses sentiments face à ses rémissions, puis les rechutes puis les améliorations, son besoin d’être présente toute en étant épuisée d’y être, sa peur de ne pas être là quand il faudra, son angoisse de ne pas avoir tout dit à sa mère mais son impossibilité de lui dire.

« Le samedi, maman a dormi tout le temps: « C’est bien, lui a dit Poupette. Tu t’es reposée. » Maman a soupiré: « Aujourd’hui, je n’ai pas vécu. » Dur travail de mourir, quand on aime si fort la vie. » p.93

« Quand quelqu’un de cher disparaît, nous payons de mille regrets poignants la faute de survivre. Sa mort nous découvre sa singularité unique ; il devient vaste comme le monde que son absence anéantit pour lui, que sa présence faisait exister tout entier; il nous semble qu’il aurait dû tenir plus de place dans notre vie : à la limite toute la place. » (p.110)

Dans la forêt. Jean Hegland

Dans la forêtJe l’ai enfin lu ! Depuis sa sortie, je le voulais et voilà c’est fait, et je ne suis pas déçue ! En le commençant, j’ai beaucoup repensé aux Les enfants de Noé de Jean Joubert. Effectivement on retrouve les mêmes éléments : une famille bloquée dans sa maison isolée qui doit apprendre à se débrouiller et à vivre sans aucune aide extérieure. Le huis-clos est haletant. Dans la maison en bordure de forêt vivent un père passionnée de littérature, une mère qui transmet l’amour de la danse à sa fille Eva (d’ailleurs les pages dans lesquelles elle décrit sa relation à la danse sont splendides), la deuxième fille est Nell, la cadette, qui se réfugie dans la lecture. C’est elle qui raconte. On ne sait pas pourquoi mais l’essence se raréfie, l’électricité est de plus en plus aléatoire, les avions ne passent plus dans le ciel, les magasins ne sont plus alimentés… bientôt la petite famille ne peut plus se rendre en ville avec son véhicule, ils vivent en vase clos et constatent que les coupures sont de plus en plus longues…. il faut vivre et trouver des solutions, heureusement il y a les conserves de maman, le potager et les encyclopédies de papa.

« En juin dernier, quad la lune a briller toute rouge à cause des incendies d’Oakland, on aurait dit un avertissement nous enjoignant de ne pas nous éloigner de la maison, et les nouvelles que nous avions les samedis soirs ont confirmé ce message. » p.30

Peu à peu la civilisation disparaît, les parents meurent (j’ai pleuré pour le père, scène atroce !), elles sont seules et doivent survivre. Le temps coule, impossible de dire combien de temps, un hiver, un printemps, un été, un automne et puis tout recommence. Il faut apprendre à grandir, à vaincre la peur en attendant… L’extérieur est cruel ou attirant, Nell succombe mais l’attachement à sa sœur est trop fort. Elles restent ensemble, soudées ou en colère l’une contre l’autre. La forêt c’est le lieu des prédateurs, des araignées, des ours, des sangliers… mais la forêt c’est le refuge de Nell. De là elle trouvera la force de s’en sortir, les ressources nécessaires. Du moment qu’elles comprennent qu’un « retour à la normale » est impossible, elles prennent leur destin en main. Et si la solution c’était de faire confiance à la nature ? d’abandonner ses conditions civilisées pour retourner à la nature ? vivre en harmonie avec elle ? cette souche, lieu de leurs jeux d’enfants, des émois amoureux, des pleurs, refuges et lieu de naissance, ne peut-elle pas être comme une grotte ?

Je me suis beaucoup demandé ce qui allait se passer et puis comment aller se terminer ce huis-clos, je pensais savoir mais je me suis trompée. Voici un livre puissant, un hymne à la nature et une réflexion sur la fin de la société de consommation, un roman sur la fin du monde dans une version réaliste et émouvante.

« Elle avait pris l’habitude de se mettre à danser dès que les lumières clignotaient. même s’il était minuit, même si elle avait juste fini de manger ou prenait un bain, lorsque l’électricité revenait, elle se levait d’une bond, courait à son studio, mettait la musique et dansait.  » p.47

Octobre 2018

IMG_6693mettre sa robe pour ce premier octobre / lire la Famille Souris / ce long mardi / mes riders du mercredi / peinture & pâte à modeler / parce que la fin peut être parfois un soulagement… / ce soleil qui reste / les bancs de la Sorbonne / écrire, écouter, admirer… me dire qu’il y a beaucoup de travail / regarder mon Atlas avec les garçons / ces belles journées / penser à Noël / première grande sortie en draisienne / « t’as man[g]é quoi Isa à la cantine ? » … question du soir, question de tous les soirs de petit frère à son grand frère / 2 jours sans trop de motivation / week-end de boulot / mon amoureux au top / un dimanche, 7h… / crampes aux doigts / une belle perspective de progression / cette impression de printemps / trouver Notre recette de gâteau eu chocolat / resortir les shorts / « le [r]equin scie y pique [r]equin ma[r]teau il fait peu[r] à le homa[r]d paque il a immense scie » ❤ ❤ ❤ ses premières histoires / en IMG_6718vacances ! / Saint-Malo au soleil / exceptionnel temps pour des amis en or / la petite bande ❤ / plage et crêperie / leur entente si parfaite / cette première raclette de l’année /  un nouvel aquarium IMG_6723au compteur / celui qui disait qu’il était grand / 8/20/ grisaille et pluie, voilà l’automne / peinture de feuilles / musée en herbe et journée parisienne / les voir partir en vacances / bosser, bosser / discuter égalité homme-femme jusqu’au petit matin / cette petite bande / traîner au lit ou l’avantage d’un samedi matin sans enfant / les retrouver le temps d’un week-end / travailler, m’accrocher, combattre laIMG_6739 migraine / eux infernaux / sortie très fraîche / ranger le 2 ans ; sortir les vêtements d’hiver / les voir repartir / mon lundi avec Flaubert /  voiture 8, siège 63 / voir ta bobine à la gare / A nous deux Bordeaux / sœurs jumelles IMG_6745/ musée, expo, ciné / chez Mollat / parler littérature, éducation et encore littérature / retourner chez Mollat / petit footing / à nous les cafés gourmands très gourmands / celle qui me pousse à acheter 😉 / celle qui a des mots si encourageants / celle  dont l’amitié m’est si précieuse ❤ / lourdes valises de livres / le temps des adieux / ces enfants, même absents, à qui on pense si fort / belle surprise à mon retour, une nouvelle page s’ouvre