Les complicités involontaires. Nathalie Bauer

Les complicités involontaires1Voici un roman assez déroutant du début à la fin. je ne saurais dire si j’ai aimé ou pas. J’ai adoré certaines parties. J’ai été plus résistante avec d’autres.

Tout d’abord le style m’a gêné. Sans trop comprendre pourquoi j’ai eu du mal à accrocher avec les phrases de Nathalie Bauer, souvent je me suis surprise à les relire, voire à relire un court passage.

Ensuite le roman est construit par croisement d’histoires et de temporalité, d’habitude j’apprécie mais là cette alternance m’a parfois dérangée, sûrement l’envie d’en savoir plus et le sentiment d’être frustrée…

Il y a trois moments dans ce roman: le présent : Corinne, psychiatre reçoit une nouvelle patiente, Zoé B., souffrant d’une mélancolie dont elle estime être née avec. Il s’agit en fait d’une ancienne camarade, lien que Corinne ne rappelle pas à sa patiente, transgressant ainsi un premier interdit. Et voilà le second temps : le passé, celui de la jeunesse de Corinne et Zoé (qui formaient un trio de copines avec une dénommée Agathe), période qui n’a pas su me conquérir. Le troisième temps expliquerait la mélancolie actuelle de Zoé : celle-ci est persuadée de souffrir à cause d’un secret familial qu’elle cherche (grâce à l’analyse psychiatrique) à élucider, ce secret remonterait à ses grands-parents à l’époque de la seconde guerre mondiale. Ces chapitres sont construits sont forme de mémo que Zoé envoie à Corinne, ce sont ces mémos que j’ai préféré dans le roman : remonter le passé, démêler les fils de l’histoire, voir émerger les secrets, mémo parsemé de quelques photos… Je m’attendais à une fin captivante et subjuguant mais quelle déception.. bref la fin m’a déçue, pas de découverte renversante…

Les complicités involontaires2Dans ce roman, certes c’est Zoé qui est la patiente mais cela n’est pas sans conséquence sur Corinne, des images du passé reviennent également et surtout interrogent le présent et le remuent faisant surgir une envie de transgression et de liberté : « Une chose était certaine : le plaisir que j’éprouvais depuis le début de cette histoire à transgresser les interdits, à piétiner les règles mêmes de ma profession, m’emportait sans remords. Il me semblait qu’une autre femme avait surgi en moi, une femme légère, sûre d’elle, bien différente de celle que j’avais toujours été. Et, au lieu de m’effrayer, cela m’enivrait affreusement. » (p. 106-107)

Les complicités involontaires, Nathalie Bauer, Edition Philippe Rey (août 2017)

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A la grâce des hommes. Hannah Kent

A la grâce des hommes 1A la grâce des hommes d’Hannah Kent est un roman qui m’a emmenée dans une Islande glaciale (un vrai roman à atmosphère !) mais c’est surtout un roman qui gagne en puissance tout au long de sa lecture, j’ai terminé avec quelques frissons. La fin (même si on la devine aisément) fait froid dans le dos.

Islande, mars 1868. Agnes Magnusdottir est reconnue coupable du meurtre de Natan Ketilsson, son amant, et est condamnée à mort. En attendant l’exécution, la prisonnière est placée comme servante dans une ferme reculée. Le fermier, Jon, sa femme Margret et leurs deux filles, Lauga et Steina sont bien évidemment très réticentes et craintives d’accueillir une criminelle chez eux. Face à l’effroi et à la méfiance de ses hôtes, Agnes se fait discrète. Servante efficace, elle passe également de longs moment à se confier au révérend Toti, nommé pour la guider jusqu’à l’exécution. Peu à peu, Agnes se fait accepter de la famille, la peur diminue et Margret écoute les confessions d’Agnès. Vous l’aurez compris, ce huis-clos, A la grâce des hommes 2renforcé par le silence ou les rafales du vent du Nord, par la neige et la solitude de la ferme, est oppressant.

Ce roman construit à partir d’un fait réel, Agnes Magnusdottir fut la dernière femme condamnée à mort en Islande, laisse donc une large place aux confidences mais également à l’Islande, personnage central du roman. Un roman agréable et fluide bien que l’écriture n’ait rien de particulier, un roman idéal pour les longues soirées d’hiver !

Merci Romanza pour cette découverte.

A la grâce des hommes, Hannah Kent, Pocket édition, octobre 2016

Quatre sœurs. Malika Ferdjoukh

Quatre soeurs 1Ah la famille Verdelaine, quelle famille ! Je serais bien restée un peu plus avec les cinq sœurs Verdelaine (et oui elles sont cinq !). J’ai l’impression de les abandonner un peu en les quittant, comme une impression d’inachevée. C’est seulement parce que je me sentais bien dans ce roman et en leur compagnie. Elles vont me manquer.

Suite à la mort accidentelle de leur parent, les cinq sœurs vivent dans leur grande maison familiale, la Vill’Hervé, en bord de falaise : la sage et responsable, Charlie, l’aînée de 23 ans, la surprenante Geneviève, 16 ans, l’espiègle Bettina, 14 ans, la sérieuse  et féminine Hortense, 11 ans et la rêveuse Enid, 9 ans. Loin d’être isolée, la maison est un vrai cocon dans lequel vivent les animaux apprivoisés d’Enid, les fantômes des parents, les amis dont le touchant amoureux transit Basil, les cousins, la vieille tant Lucrèce et tant d’autres provoquant quelques scènes cocasses. C’est une maison accueillante où les sœurs se retrouvent souvent dans la cuisine à boire du lait. Chacune a les préoccupations Quatre soeursde son âge, chacune dispose d’une grande liberté pour mener ses aventures, chacune a ses rêves mais toutes essaient de vivre, d’aimer et d’affronter ensemble les épreuves.

Un livre qui se vit davantage qu’il ne se raconte ! Seul petit, tout petit bémol qui m’a dérangé(mais finalement surtout au début) : l’histoire se déroule à l’époque actuelle et ça m’a gênée car certaines situations m’ont semblé bien trop improbables et réalistes.

Quatre sœurs, Malika Ferdjoukh, Ecole des loisirs, août 2014

Décembre

IMG_3150partir sous la neige un 1er décembre / première rencontre avec mon petit neveu / déjeuner une crêpe parisienne entre copines / défilé de lumières avec les enfants / Montreuil avec ma maman / de beaux albums / sortir les lectures de Noël / activité sapin de Noël dans ma cuisine / mon grand qui lui apprend à jouer à cache-cache / commencer à cacher les cadeaux / nos premiers sablés de la saison / jeudi enfant malade / 3h de sieste pour nous deux / mes IMG_3138copies dont décidément je ne m’en sors pas / « maman je suis désolé je ne pourrais pas te raconter la fin du pestacle parce que j’ai eu peur et j’ai tourné la tête » /  écouter avec plaisir Jean d’Ormesson / pluie de neige et dos bloqué / écouter les conseils de ma libraire pour choisir une lecture pour mon homme… comme une idée cachée derrière la tête / petite neige et verglas du samedi matin / lettres pour le père IMG_3086Noël postées / « Maman, j’suis vraiment malade, y’a vraiment quelque chose dans mon ventre qui fait que je peux manger des des bonbons, des gâteaux, les épinards, le poisson et le fromage » / voisinage et raclette / rester au chaud / gâteau au chocolat de l’homme / il pleut / un lundi d’anniversaire / mon Isac qui se lève à 6h pour IMG_3100me dire joyeux anniversaire ❤ / messages et cartes / quelques oublis qui me peinent / une salle des prof qui chante / l’homme et son pseudo gâteau / que je l’aime / ma voix très fatiguée / dur chemin d’école / pluie, pluie, pluie / jeu de société avec mon bébé / épuisement / 1er tour de manège pour mon petit roi / que de rires, que de joies ❤ / toi qui m’attend à la sortie du collège / resto en DSC04341amoureux un vendredi midi ❤ / croire voir des cambrioleurs sur le palier mais non des amis planqués pour une surprise ! / une très belle nouvelle pour votre famille / I & M qui s’entendent parfaitement / Pourquoi ce n’est pas simple ? Frigo 3e épisode et non, toujours pas bon ! / un mercredi avec des cadeaux / survolté / ma jupe de Noël / une délicieuse tisane / un cadeau si ciblé, merci Léo d’avoir IMG_3177pensé à moi / « je ne veux pas que ce soit les vacances, je veux rester avec ma maîtresse » / c’est déjà Noël demain / les bisous et la DSC04517tendresse de mon grand bébé / mettre ses habits de lumière / vos pulls de Noël / dîner de réveillon / enfants heureux /  des bulles dans les verres et vos yeux qui pétillent / imaginer la bûche du réveillon, vanille & fleur d’oranger… pression, pression / table de fête / ce fut un délice ! ouf…. / fière de moi /  observer pour voir le père Noël / « mais qui offre des cadeaux au Père Noël ? » ❤ / enfants très heureux / des livres sous le sapin / voitures, animaux, feutres, gommettes et albums / en famille / petit neveu adorable / vos sourires / patinoire avec mes fils / journée de pluie, journée à traîner / sous la tour Eiffel / fêter tes 30 ans chez CyrilIMG_3159 Lignac / délicieux / conversation de filles / décidément cette pluie / IMG_3173lire, dormir, boire du thé et grignoter du chocolat, parfois la vie est simple / enfants complices / premier ciné avec mon grand / mon fils qui pleure au ciné « non j’ai juste mal aux yeux » ❤ / le croquer d’amour / poursuivre les festivités, bon anniversaire Judith ! / nos bébés déjà grands / traîner au lit en cette dernière matinée de l’année / mes hommes qui jouent au Playmobil / finir 2017 entouré d’amis avec de doux rêves pour 2018…

 

Sur une idée de Moka

Coup de cœur 2017

En cette fin d’année, voici venue l’heure des bilans ! Cette année j’ai moins lu que les années précédentes, 36 livres au total. La faute à mes deux enfants que j’aime d’amour 😉 mais surtout à des coups de mou. Cependant au moment d’établir la liste de mes coups de cœur, je constate qu’ils ont été nombreux, moins de lecture donc mais des lectures plus intenses, plus marquantes, plus surprenantes. Autre changement cette année, beaucoup plus de littérature contemporaine, je découvre petit à petit la littérature moderne et j’y prends goût sans pour autant délaisser mes grands classiques que j’ai aimé relire (Zola, Balzac) et mes inconditionnels (Oates notamment !).

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TOP 10

Le bouleversant Petit Pays de Gaël Faye

Le dérangeant Aquarium de David Vann

Le somptueux Titus n’aimait pas Bérénice de Nathalie Azoulai

L’envoutânt(e) Charlotte de David Foenkinos

Le coup de cœur à retardement En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut

Le captivant Adèle et moi de Julie Wolkenstein

Le tendre La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel

Le très maritime L’amour dans l’âme de Daphné du Maurier

Le saisissant Au revoir là-haut de Pierre Lemaître

Le familial Quatre sœurs de Malika Ferdjoukh

(sur la photo n’apparaissent ni Charlotte qu’on m’avait prêté ni Petit Pays que j’ai prêté).

Une année riche de lectures (sans compter tous les albums lus à mes garçons ❤ ) ! Pour terminer quelques photos d’autres lectures marquantes de cette année.

 

Reste à vous souhaiter une belle année 2018 avec des sourires, des rires, des éclats de rires, du thé, du chocolat, de l’amour et de merveilleuses lectures !

La Tresse. Laetitia Colombani

La tresseUn livre que je voyais sur beaucoup de blogs mais dont je n’ai lu aucun billet… pas intriguée jusqu’au moment où ma voisine me dit « Tiens, je viens de finir un bon bouquin, ça s’appelle La Tresse, je te le prête ? »

Alors voilà une histoire, cella de Smita, Intouchable, qui souhaite pour sa fille une autre vie que la sienne. Elle refuse pour elle la servitude dont elle est l’objet, le mépris et la vie de misère qu’elle mène, vider les excréments des castes supérieures. Tout de suite cette destinée m’a touchée.

Et puis il y a Sarah Cohen, l’avocate réputée, une femme forte et laborieuse, une femme à qui rien ne résiste à tout….

Enfin Guilta, jeune femme sicilienne, qui travaille dans la confection de perruques de son père. Suite à un accident grave de son père, elle va devoir s’imposer tout en découvrant l’amour, celui qui décuplte les forces et qui permet de s’affirmer.

Trois femmes déterminées, trois femmes qui se battent, trois âges, trois pays, trois histoires, trois destins. Je me demandais quels liens allaient être tissés et ce fut une surprise car il est très tardif, quelques chapitres avant la fin j’ai deviné le lien entre elles. Je m’attendais à un lien romanesque mais non ce fut un lien métaphorique et symbolique et finalement c’est bien pus joli aussi.

Une belle lecture donc !

La Tresse, Laetitia Colombani, Grasset (mai 2017)

C’est l’hiver

IMG_3131Premier jour d’hiver, nous avons fêté ça à notre façon en lisant des histoires d’hiver 😉 Parmi les quelques titres que nous avions sur ce thème, mon grand a choisi Petite taupe ouvre-moi ta porte ! d’Orianne Lallemand illustrée par Claire Frossard (Collection Mes P’tits albums Edition Auzou). Et comme ils ont droit à une histoire chacun, ils ont choisi une histoire de Noël mais pas sans lien : Joyeux Noël Petite taupe !

J’apprécie beaucoup les livres de cette collection qui traitent chacun d’un thème particulier, ici la solidarité et l’amitié. Alors qu’il neige à gros flocons, Petite taupe est tranquillement installée. Mais voilà que quelqu’un frappe à la porte. Qui est-ce ? Petit à petit, Petite Taupe accueille les animaux de la forêt et leur offre un petit réconfort. Tous les animaux défilent sans éviter l’inconditionnel loup mais je vous laisse découvrir l’histoire. J’apprécie beaucoup les illustrations, les petits tasses de thé, la bougie, la théière qui fume… Plein de détails qui font que j’aime l’intérieur. Mon petit Arthur aime le côté répétitif de l’histoire et rit aux éclats à chaque nouvel « TOC TOC TOC ». Quant à mon grand Isac, il aime observer les ombres des animaux dans la forêt et deviner le suivant.

Dans Joyeux Noël Petite Taupe ! on retrouve le même principe de la répétition. Petite taupe s’ennuie mais chaque animal de la forêt (on retrouve les mêmes animaux) passe chez elle pour lui apporter quelque chose : un sapin, un conte de Noël, de jolies décorations… Une jolie soirée festive s’annonce mais voilà qu’arrive le dernier animal et pas le moindre, le loup ! Une belle histoire d’amitié, Petite Taupe ne fêtera pas Noël seule mais entourée de ses amis.

Deux albums tendres et qui fonctionnent à tout âge !

Bel hiver et belles lectures de Noël à vous !