Ce 16 février que je n’oublierai jamais

DSC0469016 février 2016, 6h31…

Il y a un an, ta naissance, notre première rencontre, toi, nous, toi surtout !

Tu es né brun avec une belle crête sur la tête, ta crête est tombée, tu es devenu blond… dans mon coeur, tu resteras toujours mon bébé brun

Tu n’as jamais perdu tes cheveux, j’ai déjà dû les couper plusieurs fois

Tu es né potelé, tu t’es affiné et tu perds peu à peu tes bourrelets de bébé (heureusement tes joues sont toujours à croquer !)

Ton canal lacrymal gauche était bouché, il l’est toujours… tu as subi deux interventions mais il va falloir recommencer mon bébé brun

Tu as hurlé pour ton premier bain maintenant tu cries, tu t’excites, tu t’agites pour y aller… sûrement ton moment préféré, tu éclabousses, ris aux éclats, tu ne t’en lasses pas, un vrai bonheur !

Ta première nuit, tes premières nuits et ce rythme difficile à trouver, ce réveil fréquent vers 5h40… aujourd’hui tu arrives à te rendormir sans solliciter toute la maison, un long apprentissageIMG_7399

Tu es né avec l’angoisse de la nuit qui tombe, ce 18h-20h que je redoutais tant, tes pleurs, ton besoin de calins… et mon indisponibilité avec le bain du grand et le repas à préparer. Petit à petit tu as appris à appréhender ce moment, à t’apaiser… maintenant c’est un moment serein, après ton bain, dans ton lit, seul avec quelques livres ou une musique, tu câlines tes doudou, tu rêves

Tu as été allaité cinq mois, quelques biberons ensuite mais très vite nous t’avons cuisiné purées et compotes. Maintenant tu veux attraper la cuillère et manger seul, tu bois seul ton biberon mais tu aimes être dans nos bras pour le boire

Tu as dormi dans ton berceau à côté de nous cinq mois avant de rejoindre ton lit à barreaux dans votre chambre. Parfois on vous entend rire avant de dormir, parfois on entend ton frère te rassurer « petit bonhomme, tu n’es pas seul, je suis là », souvent on l’entend se lever pour te redonner ton doudou… il veille sur toi et ta présence le rassureDSC06781

Tu t’es glissé tout en douceur dans notre vie de famille, tu as appris à ton frère à devenir un grand, un grand frère. Pas toujours évident pour lui mais je sais qu’il t’aime profondément ! Toi tu l’admires, tes yeux pétillent dès que tu le vois, un large sourire s’esquisse sur ton visage lorsque tu l’entends… longtemps tu l’as regardé depuis ton transat, depuis ton tapis d’éveil tu le suivais des yeux maintenant tu le cherches à quatre pattes, le suis, le colles, tu veux jouer avec lui, à côté de lui

Tu adores poursuivre les balles dans l’appartement, jouer avec les gros véhicules de ton frère que tu fais rouler, mâchouiller la dînette, casser les pyramides que je te construis et que tu essayes de reconstruire et tu adores lire, tourner les pages, regarder, tourner encore, prendre un nouveau livre et le regarder longuementDSC08769

Souvent j’ai trouvé que je ne te consacrais pas assez de temps, je ne t’ai pas lu tous les soirs une histoire, je n’ai pas autant joué avec toi qu’avec l’aîné, j’ai l’impression de ne pas avoir vu passer tes six premiers mois… je suis moins seule avec toi, j’ai appris à te trouver du temps, à savourer davantage ces cours instants, à accepter que ta relation se construise autour de ton frère et qu’il vive avec toi ce que j’avais vécu et partagé avec lui. Aujourd’hui c’est lui qui te choisit l’histoire du soir, parfois qui te la raconte, qui t’allume la veilleuse… et de loin, émue, je regarde votre relation tout en tendresse se construire

Tu es un bébé sourire, indépendant, calme, bavard, tellement affectueux mais coquin… Tu ressembles bien à ton frère en plus téméraire. Tous les jours, je te vois grandir, apprendre, t’émerveiller… beaucoup de choses ont changé en un an à commencer par notre amour qui ne cesse de grandir pour toi !

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Joyeux anniversaire mon bébé brun qui devient un grand !

 

 

Un conte de deux villes. Charles Dickens

conte-de-deux-villes Je sens que le billet que je m’apprête à rédiger ne va pas me satisfaire tout d’abord parce que j’ai achevé cette lecture il y a une semaine, ensuite parce que j’avais placé tellement d’attente que j’ai été déçue par ma lecture et que je m’en veux… Déçue de ne pas entrer rapidement dans l’histoire, déçue d’avoir laissé mon esprit rêver en lisant, déçue car je n’ai pas su retrouver le Dickens que j’ai aimé, adoré et qui m’avait emportée dans Oliver Twist ou dans Les Grandes Espérances.  Alors oui, il s’agit de tout autre chose puisqu’Un Conte de deux villes est le roman historique de Dickens. Dans cette intrigue se passant à Londres et à Paris, Dickens explore la Révolution française, ses motivations et le déchaînement qui en a suivi.

Nous voici en 1775, Jarris Lorry, employé de la banque Tellsone de Londres, se rend à Paris pour ramener en Angleterre le docteur Alexandre Manette, retenu prisonnier à la Bastille durant dix-huit ans. Sa fille même ignore sa survie et sa libération.

C’est une lecture dense, différente des autres romans de Dickens malheureusement mon esprit n’a pas toujours su s’accrocher et je le regrette…

« Le cocher conduisait comme s’il chargeait l’ennemi, et son furieux emportement ne faisait naître aucune réprobation sur les traits ni sur les lèvres de son maître. On se plaignait quelquefois, et même assez haut, dans cette ville sourde, en ce siècle muet de la façon dangereuse dont les nobles équipages parcouraient les rues trop étroites, sans trottoirs, où souvent ils estropiaient les manants de la plus cruelle manière. » (p. 131)

Janvier 2017

img_0381finir notre bûche au petit déjeuner / fabriquer nos cartes de vœux / trier vos jouets, ranger ceux de bébé / promenade givrée / vous jouez dans votre chambre / ranger le sapin / reprise / « tu es ma maman et la maîtresse des autres enfants ? mais comment tu fais ? » / sortir les pochoirs / pâtisser ensemble / cirque et théâtre pour toi / « je fais une théière de vin chaud ? … / un dimanche à dormir / retrouvailles / crêpe tartiflette ou mon envie de gras / la promesse de futur pique-nique / retrouver nos rires, que ça m’avait manqué ! / le vent qui souffle, la pluie… entendre la tempête à l’extérieur / nuits difficiles de mes enfants / reprendre les rituels, prendre le temps et retrouver des nuits paisibles /

trier les vêtements / « j’ai eu la craie dans la quiche » …. euh sûrement la fève dans la galette ? / regarder tomber la neige /ce froid qui me fait plaisir / dimanche et cette envie de dormir / belle surprise du vendredi soir, mon mari à 17h30 à la maison, tellement rare, magique / albums hivernaux / lmséance de bricolage / des tulipes de mon amoureux / tu vides les caisses / 11 mois… une émotion particulière / jouer avec toi aux voitures / « j’aime les dinosaures encore plus que toute la vie dsc01109/ dîner dans une épicerie italienne / la tête dans les olives / -2° sur le scooter / me coller à toi et respirer / ce moment où mes séances de sophrologie m’ont resservies / Plumier d’or / première réunion parents-profs en tant que maman / déluge de félicitations à l’école / « vous pouvez être fier de lui » / beaucoup de jeux de société /

« en fait j’ai pris une décision moi quand je perds je pleure plus » / toi au théâtre, captivé /
/ console de m*** / un week-end qui m’énerve /mon grand qui m’épuise / inviter les copains pour fêter leurs anniversaires / un très beau dimanche / à la recherche de l’album Le Tout Petit Roi / préparer les sacs / « oh regarde c’est ma lettre » / passion grandissante pour les lettres / deux canines qui poussent /

 

Petit Pays. Gaël Faye

J’étais tellement heureuse de recevoir ce livre qu’il n’a pas patienté longtemps sur mes étagères (chose rare chez moi).  Bien sûr j’avais entendu parler de ce roman, des prix reçus maispetit-pays-1 je n’avais ni voulu écouter ou ni voulu lire de critiques afin de préserver ma lecture et ma découverte.

« Petit Pays » c’est le Burundi, celui du narrateur, Gabriel, 10 ans, né d’un papa française et d’une mère rwandaise d’origine Tutsi qui vit exilée au Burundi, une première fêlure. Petit Pays c’est d’abord l’histoire de Gabriel, une enfance heureuse, une impasse comme petit paradis, une bande de copains, un combi Volswagen comme planque pour dévorer les mangues sucrées chipées chez la voisine… mais bientôt le paradis s’obscurcit pour devenir enfer.

La scène de la rivière constitue, pour moi, un des tournants du roman. Gabriel a un déclic, sa peur devient révolte et colère. D’un enfant qui souhaitait tellement rester innocent et insouciant, il comprend que le monde autour de lui le force à grandir et malgré sa volonté, il réalise qu’il doit choisir un camp, Hutus ou Tutsis. Car, oui autour de lui, son « petit pays » sombre dans la guerre civile, la violence, la haine. Longtemps il a refusé de voir la barbarie grandissante et le génocide mais le voilà forcer de perdre son insouciance, il vit désormais dans un pays qui se détruit et où même les vivants sont anéantis.

J’ai admiré l’écriture de Gaël Faye, un talent prodigieux ! J’aurais pu citer tant de pages, voici quelques extraits de ce roman, une pépite !

petit-pays« Cela m’attristait de me dire que Gino était prêt à me quitter, à quitter la bande, à quitter l’impasse. Comme Maman, Mamie, Pacifique et Rosalie, Gino rêvait du grand retour au Rwanda, et je faisais semblant de rêver avec eux pour ne pas les décevoir. Pourtant, secrètement, je priais pour que rien ne change, pour que Maman revienne à la maison, pour que la vie redevienne ce qu’elle était, et qu’elle le reste, à jamais.

[…] Sous le calme apparent, derrière la façade des sourires et des grands discours d’optimisme, des forces souterraines, obscures, travaillaient en continu, fomentant des projets de violences et de destruction qui revenaient pas périodes successives comme des vents mauvais: 1965, 1972, 1988. Un spectre lugubre s’invitait à intervalle régulier pour rappeler aux hommes que la paix n’est qu’un court intervalle entre deux guerres. Cette lave venimeuse, ce flot épais de sang était de nouveau prêt à remonter à la surface. Nous ne le savions pas encore, mais l’heure du brasier venait de sonner, la nuit allait lâcher sa horde de hyènes et de lycaons. » (p. 114-115)

Petit Pays, Gaël Faye, édition Grasset, 2016.

Un héritage, Sybille Sedford

Aun-heritage-2vec Un héritage j’ai voyagé en Allemagne dans la première moitié du XIXe siècle.

Nous voici au cœur d’une histoire de famille mais ce roman familial est finalement aussi celui d’une Allemagne, celle qui vient de se créer et de s’unir autour de la Prusse.

Deux familles opposées vont devoir s’entendre pour le mariage de leur progéniture, Mélanie Merz et Julius Van Felden. Les Van Felden sont des provinciaux, aristocrates catholiques du sud qui vivent de leur terre. Les Merz sont des juifs bourgeois de Berlin. Alors bien sûr il y a le temps des rancoeurs, des devoirs, des espoirs, des a priori, des attentes… Tour à tour j’ai aimé les Merz puis les Van Felden. Quelques personnages resteront en mémoire : Julius, cet excentrique qui, à défaut de trouver sa place dans la société, voyage avec ses singes, son jeune frère Johannes, traumatisé par la brutalité de l’école militaire mais dont personne n’en mesure l’ampleur véritable et puis un-heritageSarah Merz, à l’origine de la rencontre amoureuse, son amie Caroline, la belle anglaise… enfin celle qui raconte, Francesca, petite fille ballottée, regardant ces adultes qui se comportent comme des enfants.

Dans ce roman riche dont une large partie est autobiographique, j’ai trouvé parfois quelques longueurs, certains passages m’ont laissé songeuse, peut-être un rythme trop lent. Malgré ces bémols, j’ai aimé ce Julius et son voyage, son épouse discrète… et puis Caroline. Ce roman m’a aussi permis de découvrir tout un pan de l’histoire allemande que je ne connaissais guère.

Une découverte en demi teinte donc…

Première à éclairer la nuit. Jocelyne Desverchère

premiere-a-eclairer-la-nuitPremière à éclairer la nuit est un roman assez étrange mais qui finalement a su me trouver. Premier roman qui surprend par le style, de courts paragraphes, des phrases brèves, parfois seulement un groupe nominal et davantage l’impression d’un récit oral transcrit, un mélange de description de faits et d’émotions.

Tout part d’une photographie, le narrateur s’y reconnaît puis évoque son ami François avec qui il est sur la photo et ensuite dérive jusqu’à l’essentiel du récit, à savoir sa rencontre avec Christine. Le point faible de ce roman, pour moi, est que le narrateur ne revient pas à cette photo, aux circonstances de prise de vue et à celle dans lesquelles il la retrouve. Cette photo semble un prétexte pour en venir au thème principal, l’histoire d’amour. Voilà mon petit bémol.

Christine, c’est une rencontre, c’est LA rencontre, celle qui va changer le cours de sa vie à jamais : « Je suis tombé littéralement amoureux, en amour total quand elle est arrivée. Je ne me suis pas déclarée tout de suite. Elle m’intimidait trop. » (p. 18). Séduction compliquée, attente, observations, duo décomposé, quatuor problématique, duo recomposé puis élargi… Que de changements ! Un traitement original du fameux triangle amoureux. Je me suis laissée flottée au fil des émotions des personnages et des découvertes jusqu’à l’apothéose (et son corollaire indissociable, la chute)… mais un final apaisé (peut-être trop d’ailleurs à mon goût, une situation quasi surréaliste pour moi). Les émotions brutales et intenses sont retombées, le cours de la vie a repris très tranquillement…

 

Décembre 2016

img_0328 un message et un chocolat par jour / débuter le mois avec un conseil de classe / une école de confiseries, de nougatine, de pain d’épices et de sucre d’orge en papier / sortir livres et albums de Noël / avoir envie de faire plein de choses et manquer de temps / dernière après-midi dans un appartement vide / bonne chance pour votre nouvelle vie / faire le sapin ensemble / ce lundi soir où un bouquet de rose m’attendait / entrer dans la féérie de Noël / petit à petit cacher les paquets / lancer les activités de Noël / de (très) gros progrès en coloriage / réaménager notre salon / une longue matinée passée finalement vite / brunch d’anniversaire / le dessin de mes garçons qui me fait pleurer / des appels, des messages, des cartes… / lire /

thé Chrismas tea, Dammann Frères / des retrouvailles annoncées… puis annulées… on se rattrapera c’est promis / bricolage de Noël / pâtisser le soir avec mon fils / « Maman si on faisait des macarons ? » / une tasse renversée ou bébé brun qui se redresse / lire beaucoup / ces nerfs qui me portent / vacances du jeudi soir / sentir l’impatience de Noël arriver / café Pinson / Paris, la nuit c’est beau / collée à toi sur le scooter /

insomnies / deux jours sans enfants / ne pas te prendre assez en photo / avoir perdu les tickets de théâtre / malade / ton premier Noël / réveil nocturne pour ouvrir tes paquets / mon grand béat et heureux devant les cadeaux du Père Noël / avoir vérifié la clémentine avant d’ouvrir tes paquets / une année pirate / des yeux qui brillent / des enfants gâtés / et maintenant comment tout ranger ? / bébé fiévreux / ce délicieux foie gras dont je ne me lasse pas / mal du pays / un retour calamiteux / Billy, de la cave à votre chambre / toi en vacances / être très en retard pour un colis / « maman on fait une bûche au chocolat ? » / puzzles / kiné respi à nouveau / notre réveillon / Dory tous les trois / finir l’année par des bisous et des mots tendres