La vraie vie. Adeline Dieudonné

La vraie vieJe le vois partout depuis la rentrée littéraire. J’avais entendu Adeline Dieudonné dans La Grande Librairie cet automne. Depuis je l’avais dans un coin de ma tête mais j’attendais un peu… et surtout j’évitais de lire les chroniques sur ce roman, histoire de ne rien savoir pour le découvrir. Jusqu’au jour où il était posé à la bibliothèque comme s’il m’attendait… et voilà. Retour à la maison.

La vraie vie fait sûrement partie de ces lectures qu’on attend, de ce coup de cœur qui semble annoncé… je ne peux pas parler de coup de cœur, et pourtant l’histoire est gravée en moi. j’ai des images très fortes de cette histoire, de cette famille… plutôt comme une gêne, une sensation assez désagréable qui me reste après cette lecture (ce qui en fait une lecture (et un livre) remarquable !).

C’est un roman réaliste qui fait froid dans le dos, qui glace un peu, qui dérange, qui fait mal au ventre. Parce qu’on sait. Parce qu’on sait que cette vie existe. Parce qu’on sait que des enfants vivent cela. Parce qu’on sait que ce drame social ressemble trop à une certaine réalité.

Dans un petit lotissement, vivent la narratrice, son petit frère Gilles, avec leur mère, transparente et crainte, soumise aux humeurs de son époux. Après un traumatisme, la narratrice tente de faire retrouver le sourire à son frère: « Chaque soir, le visage en viande dans ma tête. Chaque soir, ce craquement dans les yeux de mon petit frère. […] Et chaque soir, je me suis répété que e n’était pas grave, que j’étais juste dans la branche ratée de ma vie et que tout ça était destiné à être réécrit. » (p.43) C’est sans compter sur la vie qui est glauque et tragique, sur ce père effroyable et effrayant. Le personnage du père est particulièrement sordide. Malgré tout, la narratrice, jeune fille déterminée, tente de survivre, d’évoluer, de progresser et d’échapper à la destinée qui lui semble vouée. : « Je commençais à comprendre que la moindre volonté de ma part risquait d’éveiller son animosité. Il attendait de moi que je devienne comme ma mère. Une enveloppe vide, dépourvue de désir. Il ne savait pas qui était sa fille. Mais, à treize ans, je restais à sa merci. Il allait donc falloir le tromper, jusqu’à ce que je sois en âge de vivre loin de lui. » (p.136)

Je ne sais pas quoi dire sur ce roman… les mots sont durs, les scènes vibrantes, l’histoire tragique… un drame social moderne mais en même temps une belle ode à la féminité et à la relation frère-sœur, la petite lueur d’espoir.

« Les histoires, elles cherchent à mettre dedans tout ce qui nous fait peur, comme ça, on est sûr que ça n’arrive pas dans la vraie vie. » (p.17)

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Lettre d’une inconnue. Stefan Zweig

Lettre d'une inconnue« C’est depuis cette seconde que je t’ai aimé. Je sais que les femmes t’ont souvent dit ce mot, à toi leur enfant gâté. Mais crois-moi, personne ne t’a aimé aussi fort – comme une esclave, comme un chien –, avec autant de dévouement que cet être que j’étais alors et que pour toi je suis restée. »

Je pense que c’est la troisième fois que je lis cette nouvelle de Zweig, sûrement une de mes préférées. Le temps d’une pause déjeuner, j’ai relu cette nouvelle et j’en ai été bouleversée.  Je ne me rappelais plus que c’était si beau. J’admire la sincérité de cette lettre bouleversante, j’aime cette passion éternelle sans aucune attente en retour, ce dévouement extrême. Et enfin j’aime cette plume, un petit bijou !

Rien n’est si beau que cet amour d’une enfant, que cet amour désintéressé . Petite fille, elle sacrifie tout pour son nouveau voisin, le célèbre écrivain R. Toute sa vie, elle restera fidèle à cet amour et à cet homme, sans jamais qu’il soupçonne quoi que ce soit. Elle vit pour lui et en fonction de lui toute sa vie. Comment ne pas avoir le coeur serré lorsqu’elle décrit que petite fille, elle dormait devant sa porte pour l’entendre rentrer ou qu’elle passait ses journées pour l’épier derrière le judas de se porte… Zweig décrit si bien l’amour, la psychologie et les tourments. Cette lettre est une lettre d’amour si tendre, si intense mais aussi si tragique. Une confession, une mise à nu libératrice…

Une femme à Berlin. Journal.

Une femme dans BerlinVoici un livre que je suis ravie d’avoir découvert et que je vous conseille fortement. C’est un récit autobiographique, le journal qu’une jeune femme, une jeune berlinoise a rédigé sur une courte période, d’avril à juin 1945. Ce témoignage autobiographique, publié de manière anonyme en 1954, relate la chute de Berlin lorsque la ville tombe aux mains des Soviétiques. Berlin est alors occupé par les russes, puis ils fuient, les soldats allemands commencent à rentrer. Il faut survivre… c’est un récit de survie, une lutte contre la mort. Berlin est bombardé, il faut se réfugier dans les caves à chaque alerte en laissant le peu qu’on a aux mains des pilleurs d’appartement. Berlin est une ville en ruines qu’arpente la jeune femme en quête d’eau, d’orties, de quoi que ce soit pour manger. Berlin est assiégé. Les habitants, surtout des habitantes en réalité,  manquent de tout : d’informations, d’eau, de logements, d’hygiène… Ils côtoient la mort à chaque instant. Ils vivent dans les appartements des morts car le leur est détruit, ils vivent avec des gens qu’ils ne connaissent pas… il forme une grande population.

C’est un récit très poignant, très émouvant, glacial… Cette femme décrit cette vie, le quotidien de son « immeuble », les rares petits bonheurs mais également les atrocités de la guerre et notamment les viols et les morts. Elle pose des mots simples, des mots parfois sarcastiques. Elle a un regard humain sur cette vie misérable, sur la honte et l’effroi qui traversent les survivants.  C’est un Berlin perdu et tétanisé, des habitants laissés à eux-mêmes… Ce récit doit être lu. C’est un regard différent, le regard d’une femme, le regard d’une allemande sur cette guerre perdue, le regard d’une civile qui souffre et tente de survivre.

« Toutes ces silhouettes sont pitoyables, ce ne sont plus des hommes qu’on voit là. Ils sont à plaindre. Il n’y a plus rien à attendre ou à espérer d’eux. Ils ont l’air d’avoir déjà perdu, d’être déjà captifs. A nous qui sommes sur le bord du trottoir, ils nous lancent des regards absents et hébétés. » (p.43)

« A l’époque, je me faisais constamment la remarque suivante : mon sentiment, le sentiment de toutes les femmes à l’égard des hommes, était en train de changer. Ils nous font pitié, nous apparaissent affaiblis, misérables. Le sexe faible. Chez les femmes, une espèce de déception collective couve sous la surface. Le monde nazi dominé par les hommes, glorifiant l’homme fort, vacille – et avec lui le mythe de « l’Homme ». A la fin de cette guerre-ci, à côté des nombreuses défaites, il y aura aussi la défaite des hommes en tant que sexe. » (p. 77)

Ah les petits papiers…

Il y a quelques années j’avais rédigé un article sur mes petits carnets (à voir ici). j’ai profité de mes vacances pour reprendre et remettre à jour mes petits carnets et du coup j’ai eu envie de vous en parler parce que ça a pas mal évolué en quatre ans. Tout d’abord je dispose de moins de temps pour écrire et ensuite parce que ma pratique a évolué. Je n’écris plus au quotidien, j’écris pas bribe.

Petit inventaire de mes carnets (parce que finalement en rédigeant cet article, je me suis rendue compte que j’écrivais quand même encore beaucoup, même si je suis souvent en retard dans mes notes):

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IMG_8784Celui qui me sert au quotidien, qui reste d’ailleurs en permanence (ou presque) sur mon bureau c’est mon Planner (de la marque Histoire d’écrire). Il me sert à noter mes rendez-vous, ceux des enfants, les choses auxquelles je dois penser mais il me laisse assez de place pour prendre en note les phrases de mes enfants, les jolis moments de la journée… bref un outil très pratique lorsque je rédige mes bilans de fin de mois.

Ceux qui sont presque toujours sur mon bureau, ce sont ceux de mes enfants. Ils ont chacun le leur. Ma mère me faisait ça (et j’ai son carnet qu’elle rédigeait sur moi dans ma bibliothèque). J’y inscrit leurs petites phrases magiques, leurs goûts du moment en matière de jeux, d’histoire, de loisirs…, je raconte nos sorties, leurs humeurs, leurs bêtises… etc. Je ne tiens évidemment pas au quotidien mais j’essaie à chaque vacances scolaires de faire un bilan sur la période écoulée. J’y écris donc globalement tous les deux mois. J’y glisse beaucoup de photos, des dessins, les tickets de nos sorties etc. J’ai profité des vacances pour compléter celui de mon aîné, il reste celui de mon plus jeune à faire (le bleu du Thé des Ecrivains). Je tiens beaucoup à écrire pour eux, souvent j’en profite pour les parcourir et je vois les évolutions mais aussi tout ce qui fait la richesse de notre quotidien.

 

Ensuite deux carnets (qui ne sont pas à jour et qui sont donc sur mon bureau parmi les choses « à faire ») : mon carnet de lecture et mon carnet du quotidien.

IMG_8787Tout d’abord mon carnet de lecture a beaucoup évolué. Je crois que j’en ai toujours eu un depuis le lycée, au début je ne notais que le livre, l’auteur, quelques mots et puis mon appréciation. Puis j’ai commencé à réellement rédiger un avis bien plus détaillé. Et venu ensuite le temps du blog mais longtemps je rédigeais d’abord dans mon carnet puis recopier sur le blog. Par manque de temps, j’ai ensuite procédé inversement: la rédaction directement sur l’ordinateur puis je recopiais. Sauf que ça prend du temps de recopier… l’an passé j’ai décidé d’arrêter de recopier mes avis de lecteur. Cependant je voulais garder une trace de mes lectures (autre que le blog), j’ai donc trouvé un compromis : établir la liste de mes lectures et ne recopier mon avis qu’en cas de coup de cœur. Malgré tout je ne suis pas à jour… J’aime beaucoup ce carnet (de chez Paperblancks), il est très agréable et le papier est soyeux. J’y colle quelques photos également.

Mon carnet du « quotidien » reprend tout simplement mes bilans mensuels. Certes dans mon planner, je prends en note mon quotidien mais parfois c’est noté sur mon portable, parfois sur un vulgaire bout de papier et je veux garder ce souvenir de ces mois.

Le petit dernier, je l’ai sorti cette semaine. Nouveau projet, nouveau carnet ! Il me fallait un endroit pour noter toutes mes idées, toutes mes envies pour notre projet immobilier. Après deux ans de recherche (plus ou moins active), nous aurons cet été notre maison. Et j’aurais mon espace bureau ! Il fallait bien un joli carnet (toujours chez Histoire d’écrite) pour immortaliser mes inspirations.

IMG_8793Voilà les carnets dont je fais usage, j’en ai quelques uns de réserve. IMG_8794Et lorsque mes carnets sont à jour, ils sont rangés (non sur mon bureau) mais dans une boîte dans laquelle se trouvent aussi les carnets déjà remplis.

 

La fabuleuse histoire de La Poire Géante. Jakob Martin Strid

La fabuleuse histoire de la poire géanteUne fois n’est pas coutume, je vous présente un album jeunesse qu’on a découvert cette semaine. J’ai beaucoup aimé cette histoire, les personnages sont touchants : un petit chat Mitcho et un éléphant, Sebastian, découvrent une bouteille à la mer. Elle contient un message de leur ancien maire (adoré) qui a disparu depuis des mois. Commence alors la grande aventure, une aventure extraordinaire ! Les deux héros doivent retrouver l’île mystérieuse. Dans cet album, on retrouve tous les codes du roman d’aventures : une quête, une île mystérieuse, des pirates, des mers noires, des objets à trouver, des dragons… il y a des références amusantes pour les adultes comme mon cher Ulysse aux mille ruses, un banquet final… des allusions à Jules Verne, Tintin, Astérix… d’autres que je n’ai sûrement pas repérées.

Mon fils a aimé le pirate, le capitaine Camenberg et « j’ai bien aimé le dragon des mers et la pierre qui chauffait ». Et les deux ont explosé de rire lors de la scène « des pastèques », je n’en dis pas plus ! Lisez.

Pour ma part, j’ai beaucoup aimé les illustrations. Et notamment les petites mondes inventés, comme le village, l’intérieur des habitations (j’adore les dessins représentant les intérieurs), des machines inventés. Il y a plein de petits détails dans les dessins. ça fourmille, j’adore ! J’ai vu que cet album avait été adapté au cinéma, l’avez-vous vu .

La promesse de l’aube. Romain Gary

la-promesse-de-laube1.jpgJ’ai enfin lu ce grand classique de la littérature française que je n’avais jamais ouvert. Pourtant j’adore les autobiographies… mais voilà c’est chose faite. J’ai profité de cette semaine de vacances à la maison pour le lire et je dois reconnaître que je l’ai dévoré. Je l’ouvrais dès que je pouvais. Je n’ai jamais lu Romain Gary, j’ai donc découvert sa vie, le début et son écriture que j’ai trouvé chaleureuse et douce. Ce récit  m’a passionné. Romain Gary a une vie incroyable, digne d’un roman. Dans cette édition de Gallimard, le récit est accompagné des dessins de Joann Sfar. C’est un complément très agréable. Je vous mets quelques illustrations, j’ai trouvé cela magnifique et ça allège la lecture. Je ne sais pas trop comment dire, mais l’alternance entre la lecture et les dessins confère un rythme de lecture très particulier et que j’ai apprécié. 

La Promesse de l’aube, c’est donc le récit autobiographique de Romain Gary. Mais c’est surtout le récit d’un amour fou car ce qui frappe c’est la relation avec sa mère. La mère est un véritable personnage. Un être entier,  extravaguant, totalement investi pour sa progéniture, elle est souvent excessive et adopte des réactions démesurées qui gêne son fils. C’est une mère castratrice persuadée de bien faire. Persuadée aussi que son fils est destiné à un avenir glorieux.  Persuadée que son fils sera un héros. Persuadée que son fils sera Ambassadeur de France. Et ce fils essaye, tant bien que mal, de réaliser la promesse faite à l’aube de sa vie. Incroyable cette croyance qu’elle a, ce désir à ce que son fils soit connu et reconnu pour quelque chose. Alors il s’essaie à tous les arts : peinture, musique, écriture, danse… finalement ce sont peut-être les circonstances qui lui procureront la gloire. La guerre est déclarée, il est aviateur. Il deviendra sûrement un as, un de ces aviateurs qui abattront bon nombres d’avions ennemis.

« Toutes ces mésaventures firent que je m’enfermais de plus en plus dans ma chambre et que je me mis à écrire pour de bon. Attaqué par le réel sur tous les fronts, refoulé de toutes parts, me heurtant partout à mes limites, je pris l’habitude de me réfugier dans un monde imaginaire et à y vivre, à travers les personnages que j’inventais; une vie pleine de sens, de justice et de compassion. » (p.215)

Toute sa vie, Romain Gary sent cette présence, entend cette voix. Tous ses actes et toutes ses pensées sont réalisés pour faire plaisir à sa mère, pour la rendre heureuse et fière. Cette relation est obsédante entre la mère et son fils. La Promesse de l’aube est le récit puissant qui relate cette relation.

IMG_8757« Il n’est pas bon d’être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ça vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c’est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l’amour maternelle, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. » (p.61)

Gros coup de cœur pour l’édition qui est somptueuse ! Les pages sont épaisses et douces, elles son très agréables à manipuler ce qui compense largement le fait que ce ne soit pas un format très pratique.

Avril a déjà défilé…

le poison d’avril de Gaïdig / mon fils et ses poissons / celle qui demandait un bécher pour ses verbes… un bescherelle me semble plus pratique ? 🙂 / « il y a le tractopelle qui va tractoper… » / « moi j’aime les râteaux » / une signature ou la promesse d’une nouvelle vie / dîner avec mes parents / « arrête de rigoler mon corps » ❤ / l’offre qu’on n’espérait plus / ce soulagement / ta lettre qui accompagne mon thé et ce moment de solitude si agréable / ces vendredis où j’ai grignoté du temps / c’est « party! » – les 6 ans du grand / déco dino, paléontologie, empreinte de dinosaure… mon salon en salle de fouille / faire rimer dimanche et piscine / « moi j’aime pas la vie parce que les chose bien passent trop vie… pourquoi quand on s’amuse bien ça passe trop vite ? » / le RDV à l’école pour mon futur grand / « ma maman trop chérie » / piscine avec mes deux petits / un week end trop chargé / des séances d’écriture avec mes sixièmes autour de Colette / ce feu qui m’attriste / se coucher la peur au entre, se lever avec une larme à l’œil / sortir Hugo / comment survivre aux dernières heures du mercredi ? / mongrand, fier de sa première séance de natation / mes 4e4 qui me déçoivent / Tom Sawyer et mes 6e / applaudir mes 6e au CROSS et croiser mes 4e2, fiers organisateurs ! / ces moments si savoureux et Martin « euh madame, vos 6e, ils sont ingérables, mais comment faites-vous ? » 🙂 / et ils ont gagné / et j’ai eu mon vendredi après-midi 🙂 / ces odeurs de lilas, ces odeurs d’enfance / le printemps qui pointe son nez le temps d’un week end / une franginade qui restera dans les mémoires / plus de mouches que de nous / vivre dehors telle la famille ricoré / ceux qui avaient peur de dormir / « maman j’ai mal aux ailes et froid aux yeux… » Dors mon petit, rendors-toi ❤ / traverser le monde au zoo / œuf perché et caché / cette chaise, son doigt, aux urgences… / eux qui repartent avec tous les petits-enfants / rapporter un bouquet de lilas / quatre jours seule / à moi ménage, rangement, mais préférer lire / une signature qui vient clore une partie de notre vie / retrouver mes enfants / lui avec une varicelle carabinée / « maman ça me pique maman » / revoir notre futur paradis / le présenter aux enfants / mon tout petit depuis son lit « les parents on vous aime toujours, vous êtes trop aimables, je vous aime tous les jours » ❤ ❤ ❤ et cette envie d’aller le croquer / quand mon grand pose des questions « qu’est-ce qui lui à la varicelle d’être qu’une fois dans le corps ? » / run and bike tous les deux / un lundi à Saint-Cloud / cette terrible nouvelle qui rappelle à quel point la vie est éphémère / « maman, j’aime la forêt quand elle est verte, elle est belle » / resortir les gommettes et le voir reproduire un planisphère…

 

 

Sur une idée de Moka