A mon bébé brun

IMG_4082Aujourd’hui tu as 2 ans… 2 ans, ça me paraît grand et pourtant tu me sembles si petit ! J’ai encore l’impression que tu es mon petit bébé brun mais non, tu es un petit garçon (quoique tu te plaises à t’appeler « bébé »). Deux années depuis notre premier regard, deux années magnifiques ❤ deux années riches en émotion et en bonheur ❤

Tu es un petit garçon assez docile, sage et raisonnable, attentif et sensible. Tu respectes les règles mais parfois tu es un petit chenapan, tu sais parfaitement que tu as fait une bêtise mais tu penses t’en tirer avec un sourire ou un câlin.  Tu es débrouillard et indépendant, pas capricieux du tout, tu es souriant, heureux de vivre avec une mémoire et une capacité de compréhension qui m’impressionnent. Quel adorable gentil coquin !dsc06803.jpg

Cette année, tu as appris à te déplacer : quatre pattes puis la marche cet été. Tu as gagné en indépendance, tu peux maintenant courir, suivre ton frère. Aujourd’hui tu marches vraiment bien, tu donnes la main et la poussette ne sort plus guère. Bravo pour les belles grandes balades que nous avons commencé à faire ensemble.

DSC06741Cette année, tu as appris à t’affirmer, les premières « colères » sont arrivées il y a peu. Elles sont très brèves et très rares (qu’elles le restent !). Tu as des goûts plus sûrs et tu sais ce que tu veux. Avec ton frère ou des copains, tu as appris à t’affirmer et à te défendre lorsqu’il le faut.

Cette année, tu as continué à être très câlin, tu as appris à faire des bisous, des caresses et tu adores te blottir contre nous en position petite grenouille (comme un bébé). Que dire de tes bisous esquimaux ❤ Le matin, tu aimes ta petite demi-heure dans notre lit, tu nous embrasses, nous câlines puis tu regagnes ton lit pour finir la nuit et faire une petite grasse matinée. Car oui, tu es capable de dormir jusqu’à 8h30. Tu es un petit garçon sensible. Si ton frère pleure ou se blesse, tu vas tout de suite le consoler, tu te colles à lui et tu l’embrasses. J’admire cette empathie que tu  as.Même avec nous, tu nous fais tes bisous magiques pour nous réconforter.

IMG_4001Cette année, tu as appris quelques nouveaux mots. Le langage n’est pas ton fort. Je sais que je ne devrais pas m’en inquiéter mais c’est plus fort que moi… je te vois progresser. Je ne peux m’empêcher de comparer avec ton frère qui nous tenait de vrais discours à 2 ans… Je sais qu’il ne faut pas comparer mais c’est dans ma tête. Je vois que tu es parfois frustré quand tu n’arrives pas à te faire comprendre mais tu es tellement fier quand tu dis un nouveau mot !

Cette année, tu as définitivement abandonné ta turbulette pour une couette. Tu as adopté doudou renard et tu ne dors que sur le coussin « mouton » de ton frère.

Cette année, tu as joué avec les voitures, les figurines « animaux ». Tu as beaucoup joué à la dînette et tu as découvert les Playmobil ! Tu as fait tes premiers jeux de société mais aussi de la peinture, des gommettes et du dessin. Tu es allé deux fois au théâtre, quel bonheur de te voir si ébahi ❤ Cette année, tu as énormément lu. Tu as délaissé les livres DSC04692de bébé (albums cartonnés et sonores) pour des albums et surtout les documentaires de ton frère !

Cette année, les petits ennuis de santé ne t’ont pas épargné : allergie alimentaire, pneumopathie et autres. Malgré deux interventions, ton canal lacrymal gauche est toujours bouché. L’opération est programmée, bientôt ce ne sera qu’un lointain souvenir. J’admire ton courage, jamais tu ne râles, tu pleures pas, tu ne grognes pas (même mercredi quand nous avons patienté 3 heures à l’hôpital Trousseau a jeun !!), tu as su attendre avec une impatience infinie. Je t’ai tellement admiré !

11.Flou mais j'adoreCette année, tu as crée une vraie complicité avec ton frère. Tu es sans cesse à le regarder, à l’admirer, à l’imiter, à le copier. Ses jouets sont devenus les vôtres, ses lectures, les vôtres. Il n’y a plus de différence. Le soir, je vous entends rire ; le matin, je vous entends vous dire bonjour. Le mercredi matin, quand il est à l’école jusqu’à présent tu profitais de ce moment, depuis janvier tu sembles perdu. Tu cours à l’école pour le serrer dans tes bras (comme si tu ne l’avais pas vu depuis….). Souvent tu te mets dans son lit, tu t’y reposes. Vous y lisez très souvent ensemble. Votre complicité est tellement belle (malgré quelques chamailleries) : main dans la main dans la rue, vous glissez à deux au toboggan. Je suis fière de votre relation, de votre amour l’un envers l’autre et de tes yeux qui pétillent lorsque tu l’appelles « I » (avec seulement l’initial de son prénom, problème de langage 😉

Mon bébé brun, mon petit garçon blond, mon Arthur je t’aime. Nous sommes heureux de t’avoir avec nous et nous sommes fiers de toi. Joyeux anniversaire ❤

C’était il y a 1an

 

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L’héritage d’Esther. Sandor Marai

L'héritage d'esther1Sandor Marai est un auteur que j’apprécie de plus en plus, après Premier Amour et Les Braises, je dois dire qu’à chaque fois j’ai le sentiment d’être prise par la main et d’être embarquée peu à peu. Après une écriture tendre et simple, il me cueille. C’est cette écriture que j’aime, cette simplicité, cette beauté, ce calme dans l’écriture. J’ai le sentiment que Sandor Marai m’emporte doucement et délicatement. Malgré la brièveté de ce roman, j’ai parcouru un bout de chemin avec lui, une invitation au voyage.

L’Héritage d’Esther est une histoire simple, une histoire triste, une histoire d’un amour raté. Depuis des années, Esther vit sa Nounou dans une maison isolée, qui tombe en ruine, complètement abandonnée par la solitude. Elle voit resurgir un homme du passé, son ancien amour, Lajos, autant séducteur qu’escroc. Cette visite inattendue fait revenir son passé, dans ce superbe passage délibératif, Esther se met à repenser à Lajos et essaie de comprendre sa relation. « On ne craint que ceux qu’on aime ou ceux qu’on hait – ceux qui se sont montrés généreux ou cruels, délibérément odieux avec nous. Mais Lajos n’avait jamais été vraiment méchant avec moi. Certes, il n’avait jamais été bon, au sens où l’entendent les manuels scolaires. Mais avait-il été odieux ? Non, non, jamais, je n’ai jamais senti cela chez lui. Bien sûr, il mentait, il mentait, il mentait comme le vent hurle. » (p. L'héritage d'esther215). La confrontation entre les deux personnages est saisissante. Esther a conscience que Lajos détruit et dépouille son entourage « Et je me recouchai, avec mes lettres, mes souvenirs et la conscience amère de ma jeunesse ratée. » (p. 19). C’est surtout Lajos qui prend le dessus, il écrase  totalement la sage Esther. Lajos est un séducteur qui profite de ses charmes afin d’obtenir de l’argent. Ses dettes sont nombreuses mais cela ne lui pose aucun scrupule, aucune gêne. Il n’éprouve aucune remords d’avoir trompé Esther, d’avoir fait main basse sur sa fortune, d’usurper ses bijoux familiaux…

L’héritage d’Esther, Sandor Marai, Le livre de poche (février 2008)

L’archipel d’une nouvelle vie. Andreï Makine

L'archipel d'une nouvelle vie1« A cet instant, de ma jeunesse, le verbe « vivre » a changé de sens. » Ainsi commence ce roman que je qualifierai de roman initiatique. L’archipel d’une nouvelle vie est le roman d’une poursuite, celle qu’a mené Pavel Gartsev à travers la taïga dans les années 1950. Pavel et ses compagnons doivent capturer un mystérieux criminel, échappé du goulag, mais qui est-il donc ? Pavel l’observe, le garde à distance et parfois l’envie, il apprend de cette observation : « En vérité, je ne désirais que cela : être à sa place, vivre ce silence, comprendre sans paroles le sens de mon attente ici, à cette heure-là. » (p.23) C’est la découverte de son identité qui bouleversera et modifiera le cours de la vie de Pavel « Pourtant, rester avec lui changeait le sens de ce que je savais de la vie. » (p.28). Dans cette nature hostile et glaciale, c’est une véritable chasse à l’homme qui s’engage, une chasse à l’homme aussi interminable que l’est la taïga. Mais ce roman est aussi l’occasion de mener des réflexions politiques essentielles et surtout de réfléchir à ce que l’homme est capable de faire et qu’il a de néfaste en lieu.

L'archipel d'une nouvelle vieC’est un roman psychologique et philosophique donc dans lequel dès les premières lignes, j’ai été marquée par le style qui m’a semblé si joli. Parfois je délaissais le fil de l’histoire pour n’admirer uniquement que la beauté des phrases. Des phrases qui laissaient planer un espoir, celui d’un renouveau, d’une renaissance que le titre (que je trouve très poétique) annonçait déjà.

« Pourtant, l’inquiétude ne me rongeait pas. Le sens de ma fuite se rapprochait désormais de cette « autre vie » dont il m’avait parlé et dont le début ressemblait à une marche sur les races … » (p.197)

L’archipel d’une autre vie, Andreï Makine, éditions Points, août 2017

Petite baleine. Jo Weaver

IMG_3426Vous savez comme à la maison on aime la mer et surtout les animaux marins alors mercredi quand j’ai effectué mon tour hebdomadaire à la librairie et que j’ai vu cet album, je suis immédiatement tombé sous son charme. Je suis tout de suite dit « c’est parfaitIMG_3428 pour mes garçons ! ». Les laissant tout le week-end, ça leur fera une jolie surprise et une jolie lecture du soir.

Petit Baleine c’est d’abord des illustrations que j’ai trouvées fabuleuses : cette déclinaison de bleu, ces jeux d’ombre et de lumière, ces reflets avec l’eau scintillante, la faune marine et sa flore, les jets des baleines et leurs projections de petites gouttes, le soleil qui éclaire l’océan et brille, reluis sur le dos des baleines. Ces illustrations en double page sont poétiques et magistrales.

IMG_3430Petit Baleine c’est un album où les baleines sont grandioses. A la maison, on aime les baleines, je le trouve majestueuse, fragile et à la fois colossale, un goût très certainement influencé par mon mari qui m’a expliqué leur rôle essentiel.

Petite Baleine est aussi l’histoire émouvante de notre baleineau néIMG_3429 dans les mers chaudes et qui doit, avec sa maman, effectuer un long trajet pour retrouver les fjords poissonneux, un périple long, éprouvant, fascinant mais dangereux. Heureusement la maman veille tendrement sur son petit baleineau.

Petite Baleine, Jo Weaser, L’école des Loisirs, Kaleidoscope

Le trésor des Benevent. Patricia Wentworth

Le trésor des beneventDans la demeure familiale de Underhill, propriété des Benevent depuis plusieurs générations, se dissimule un trésor mais quiconque le trouve, trouvera également la mort.

Candida Sayle doit emménager chez ses vieilles tantes, la glaçante Miss Olivia et l’émotive Miss Cara. La jeune Candida découvre ses tantes mais aussi cette demeure, ses secrets et ses légendes.

Entre passages secrets, poussière et toiles d’araignée, Candida ressent le poids du passé et la pesanteur du secret. J’ai adoré cet univers, cette demeure débordant de légendes, ces passages secrets et ces couloirs dérobés… Assez rapidement, il y a une mort suspecte. Le récit s’accélère alors (et mon plaisir de lecture aussi !). J’ai assez vite compris mais il restait à percevoir les subtilités et les rouages de ce meurtre. J’ai trouvé que le personnage de Miss Silver n’apportait pas grand chose. Bien que ce soit mon premier Patricia Wentworth, je sais bien qu’il s’agit de son personnage d’enquêtrice,IMG_3418 petite dame âgée tricotant et sirotant du thé, mais dans ce roman son rôle est mineur et finalement l’enquête menée par les membres de la famille était possible. Le huis-clos était d’ailleurs intéressant.

Voici donc une lecture qui délasse, l’écriture est simple mais charmante et j’ai passé un bon moment (sans trop frisonner) avec ce roman.

Le trésor des Benevent, Patricia Wentworth, éditions 10/18, avril 1997

Janvier 2018

IMG_3225nos résolutions chuchotées / 15h au pied de Louis XIV / marcher dans les jardins / un salon de thé adorable / me lancer surIMG_3418 Instagram / enfants partis / moment seule / envie de changement, notre chantier dans l’entrée / mon petit roi / la galette un peu partout / insomnie de veille de rentrée / retrouver les classes / les « pin pon » de mon bébé / soldes virtuelles / un peu perdu sans ton frère / les puzzles 2 pièces maîtrisés / Hôpital IMG_3311Trousseau, opération programmée / tes bisous de nez / de nouveaux mots / … une vie en décalée / voiture télécommandée / rêver des Rêveurs / encore de la pluie / Semaine de l’orthographe ! / « tu peux me dire oui chéri ? » / dernières copies du semestre / mon grand chez Playmobil / « mais quand je serais un adulte, je n’habiterais plus avec toi et papa ? Alors je ne veux pas être un adulte ! » / soirée solo / des 4e1 qui m’agacent / Plumier img_3305.jpgd’or et concours de dictée / un samedi au théâtre / goûter d’anniversaire, Joyeux 4 ans Nat ! / ces enfants de janvier ❤ / notre deuxième raclette / quand les livres et la lecture IMG_3330s’invitent dans notre discussion / un dimanche matin à lire / théâtre tous les quatre… Simon le saumon qui captive mes têtes blondes / dessiner et rêver du cirque / l’homme idéal, le mien ❤ / bottes, parapluie, un lundi sous la pluie / vos jeux pendant que je cuisine / dessiner encore le cirque / soirée câlins et musique / mater mes 4e1 / s’attaquer au IMG_3391Cid / mes classes gagnantes au concours de dictée / mes 4e2 que j’adore ❤ / des classes heureuses et un moment magique, que de fierté ! / en briser ma tasse / « Madame j’adore vos jupes de danseuse ! » / lire tous les soirs / reprendre le chemin IMG_3402de la piscine / enfin un (bref) rayon de soleil ! / songer à tes 2 ans une boule au ventre / « Oh le yaourt est rouge de timidité » / ces mercredis matins où tu t’ennuies sans ton frère / ton absence de langage quiIMG_3420 m’interroge / prendre tes rendez-vous médicaux / première grande sortie VTT de mon Isac… mais quel bavard ! / 6,5 km ensemble ❤ / maman fière / un mardi à remplir mes livrets scolaires / des couleurs que tu reconnais / prendre un peu d’avance et faire des crêpes… ❤

Sur une idée de Moka

Dans les eaux du grand Nord. Ian McGuire

Dans la mer du Nord1Un roman haletant… Dès le début (avant même de le commencer), cette lecture m’a rappelé Moby Dick d’Herman Melville. Un baleinier, le Volunteer, s’apprête à partir vers le grand Nord à la recherche des baleines et de la si précieuse huile bien que nous soyons à la fin du XIXe siècle signant la fin de la grande époque de la chasse à la baleine. Les scènes de pêche sont bien dans la lignée de Melville mais la comparaison s’arrête là. Pour le reste, il s’agit d’un récit dur et violent, un vrai roman d’aventures dans lequel les personnages ont des caractères bien trempés.

Dans l’ensemble les marins sont violents, brutaux, à bord bagarres et jurons sont fréquents. Ce sont des êtres sans pitié, des crapules sanguinaires et sans cœur, des ivrognes brutes et bestiales… Seul être à se détacher un peu, Patrick Summer. Ancien chirurgien de l’armée britannique, au passé trouble, il s’est engagé pensant être tranquille : « Le poste de médecin sur un baleinier était un point de détail, une exigence juridique à satisfaire, mais qu’en pratique il n’y a qu’à se tourner les pouces. » (p. 36). Le voyage sera loin d’être paisible, en effet voici qu’est découvert le meurtre d’un mousse, ce violent assassinat bouleverse le cours de l’aventure. S’ensuivent enquête, soupçons et surtout le Dans la mer du Nord3dévoilement des personnalités et des intentions de chacun : entre celui qui veut cacher ses désirs coupables, celui qui souhaite l’échec de l’aventure, celui qui désire couler le bateau pour toucher des assurances… que des figures cupides et cruelles. Cette pêche à la baleine prend alors des allures de chasse à l’homme et de lutte pour la survie sur ces eaux gelées du grand Nord et sur la banquise.

C’est une oeuvre intéressante. Ian McGuire fait revivre le monde des baleiniers qu’il décrit avec détail, ce monde revit devant nos yeux. L’écriture est crue et féroce. Les péripéties s’enchaînent dans ce roman noir à la tension dramatique forte.

Dans les eaux du grand Nord, Ian McGuire, éditions10/18, mai 2017