20160211_104111 La Mère de Pearl Buck est le premier roman que j’ai lu de cette auteur. C’était il y a a dix ans malheureusement à l’époque je n’avais pas de carnet de lectures donc je ne pourrais  pas comparer mes deux lectures. Cependant je crois que j’ai été touchée par les mêmes éléments qu’il y a dix ans (éléments caractéristiques dans l’écriture de Pearl Buck et que j’aime tant) : la simplicité de l’écriture, une douceur de vivre, un courage humbles des personnages, le respect des valeurs, des coutumes, des hommes, une profonde humanité qui émane de ses personnages et de ses récits.

Dans ce roman, ce qui frappe c’est l’absence de nom : aucun nom, aucun prénom à aucun des personnages. Et pourtant, chaque personnage a bien son identité, son caractère, sa personnalité. Ce récit est le portrait d’une mère, la Mère mariée à l’homme, couple de paysans pauvres vivant avec la vieille femme (la belle-mère donc) selon les coutumes et les enfants : l’aîné, la petite fille et le cadet. Une vie qui satisfait la mère, heureuse et comblée de prendre soin de sa famille.

« Elle savourait sa vie : enfanter, travailler la terre, manger, boire et dormir, balayer et mettre un peu d’ordre dans sa maison, s’ entendre louer par les autres femmes pour son adresse au travail, ses talents de couture, et même se quereller avec son mari, ce qui aiguisait leur amour, autant de jouissances pour elle ; c’est pourquoi, chaque matin, elle se réveillait avec entrain. »

Malheureusement l’homme est avide d’autres désirs et quitte, sans un mot, sa famille.

Challenge GéLa Mère fait alors preuve d’un dévouement encore plus grand et d’une grande force. Elle est digne, elle agit selon son instinct (quitte à se tromper parfois) et amour (quitte à être partiale). C’est un beau portrait peint avec beaucoup de finesse, une vie de misère et de labeur, une existence triste et pauvre où la mère souffre (sans s’en plaindre) se sentant coupable, victime de ses pêchés. Néanmoins elle est une femme combattive qui ne se laisse pas abattre, un magnifique portrait de mère valeureuse.

Roman relu dans le cadre du challenge Myself 2016

 

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4 commentaires sur « La Mère, Pearl Buck »

  1. C’est parfois une crainte que j’ai. Reprendre, longtemps après un livre qui m’a définitivement marquée. Si la beauté et l’émotion sont toujours là, c’est que ce livre en vaut la peine et la lecture.

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