DSC06666Qu’il est dur de parler de ce roman, ce pavé qui m’a accompagné presque un mois. Tout d’abord j’ai retrouvé avec délice la plume de Charles Dickens (j’ai un souvenir splendide de De grandes espérances ❤ ), à la fois humoristique, tendre, distillant quelques informations et quelques scènes dramatiques pour nous donner envie de poursuivre… Dickens est un conteur.

Véritable roman de formation, David Copperfield est un roman dense où les péripéties sont très nombreuses. On croise de très nombreux personnages mais en même temps Dickens centralise son roman autour de quelques figures, des personnages hauts en couleur : la fidèle Agnès, sa tante, la tendre Peggoty, l’ami Steerforth, la candide Dora… Ce roman est celui de l’accomplissement de Dickens, celui où son héros est beaucoup de lui-même, celui qui a la plus grande part autobiographique. D’ailleurs Dickens dit de son roman qu’il est son préféré. Orphelin de père, le jeune David est séparé de sa mère pour l’internat puis envoyé à l’usine et laissé à lui-même. A lui de devenir le héros de sa propre vie. J’ai adoré la partie où David est petit, ses premiers pas à Londres, les scènes avec sa mère, j’ai trouvé les premiers chapitres très tendres et puis le roman prend une autre tournure. David doit apprendre à se débrouiller (bien qu’il aura toujours le soutien de sa tante, quelle femme !) et puis quel délice que les scènes avec Dora, personnage qui m’agaçait au début (un tantinet égoïste et un peu niaise) mais finalement je me suis laissée attendrir. Enfin j’ai adoré les derniers chapitres,à nouveau des scènes émouvantes.David Copperfield 2 J’ai donc un peu de mal à abandonner David. Je vais peut-être me replonger dans les biographies de Dickens, j’ai celle de Jean-Pierre Ohl et celle de Marie-Aude Murail.

Merci ma chère Romanza avec qui j’ai partagé cette lecture et sans laquelle je n’aurais pas osé aborder cette oeuvre monumentale.

« Quand je foule de nouveau ces mêmes lieux, je ne m’étonne pas de voir marcher devant moi un enfant innocent que je suis d’un regard apitoyé, un enfant romanesque qui, de ces étranges aventures et de ces sordides, se crée un monde imaginaire. » (chapitre XI)

3 commentaires sur « David Copperfield. Charles Dickens »

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