EdmondPremière fois que je chronique une bande dessinée ici (je crois). Je ne suis pas amatrice, ni connaisseuse du genre mais j’y prends de plus en plus plaisir (j’en ai d’ailleurs commandée une aujourd’hui dont j’espère pouvoir vous parler bientôt).

J’adore la pièce d’Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac. une de mes plus belles découvertes théâtrales (j’y repense toujours avec émotion), une pièce que je relis chaque année pour l’étudier avec mes 4e, une pièce dans laquelle j’admire le panache et la verve de Cyrano mais également le personnage de Roxane qui sous le couvert d’une femme futile et superficielle se montre courageuse et forte lorsqu’elle doit rejoindre Christian sur le front. Revenons à cette bande dessinée adaptée de la pièce d’Alexis Michalik (que je n’ai pas vue… honte à moi) : alors que l’échec de sa dernière pièce « La princesse lointaine » l’accable, Edmond Rostand ne sait plus quoi écrire. Pourtant il doit écrire. C’est alors que l’acteur Coquelin, très connu à l’époque,  lui demande de lui écrire une pièce en trois semaines. Cette bande dessinée raconte donc l’élaboration, l’écriture de cette pièce de théâtre : écrite, montée et répétée en moins d’un mois en décembre 1897. Rostand s’inspire de tout ce qui l’entoure et notamment de la vie de son meilleure ami, Volny, qui vient de tomber amoureux d’une jeune et jolie costumière, bel homme mais ayant peu d’éloquence. Volny demande à Rostand d’écrire à sa place. De fil en aiguille, Rostand s’inspire des aléas de ses proches, des conversations qu’il entend pour écrire, imaginer sa pièce.

J’ai adoré les dessins représentant le Paris du début du XXe siècle (une de mes périodes historiques préférées). Edmond, avec sa bouille ronde, ressemble à un enfant construisant une histoire. On a le sentiment d’urgence, de foisonnement, de perpétuel mouvement il court sans cesse, on a le sentiment qu’il est dans l’improvisation totale. Je ne connais pas le contexte d’écriture de la pièce, j’ai cependant été étonnée de ne voir aucune référence aux Etats et empires de la Lune du vrai Rostand. J’ai trouvé la mise en avant de la complicité avec sa femme très touchante. Enfin j’ai trouvé très agréable de relire Rostand puisque les vers de la pièce sont très souvent cités. En revanche, j’ai été très déçue de Roxane, que j’ai trouvé laide et qui apparaît (ou était réellement) une capricieuse insupportable. Cette pièce fut un succès considérable et reste l’une des pièces les plus jouées dans le monde et pour finir un petit aperçu des planches :

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