DSC06661Et voilà une année de lecture se termine et l’heure des comptes a sonné. Cette année, j’ai moins lu que les années précédents. Il y a eu parfois des jours sans que je touche à un livre, ça m’a souvent manqué mais mon esprit n’était pas disponible pour lire. Entre le déménagement et les travaux, l’été où je lis habituellement beaucoup, ne m’a pas laissé beaucoup de répit. En répertoriant tous les titres lus cette année, je me suis rendue compte de deux choses. D’une part, j’ai lu davantage de bande dessinée et cela me plaît de plus en plus : Et puis Colette de Sarah Henrionnet et Mathou, un coup de cœur mais aussi Simone de Beauvoir. Une jeune fille qui dérange , un retour sur mon coup de cœur de l’an passé, également lu – et aimé – mais non chroniqué la série des Lulus. D’autre part, et c’est mon deuxième constat, j’ai lu beaucoup de romans pour mes élèves, gros retour de la littérature ado avec une dizaine de titres et quelques très jolies découvertes (j’y reviendrais après). Je me suis assez éloignée de mes lectures traditionnelles, peu de littérature américaine, assez peu aussi de lecture anglaise… plus de contemporain et de lecture française, et quatre romans autour de la seconde guerre mondiale (cette période me fascine et m’effraie tout autant, je lis très peu sur cette thématique car je suis mal à l’aise).

Cette année, 43 livres lus, une dizaine de moins que d’habitude… pas grave, je ne cours pas après la quantité de lectures. Mes coups de cœur sont assez évidents à établir, 10 livres que je pourrais conseiller à tout le monde et que j’ai commencé à offrir autour de moi !

Commençons par la littérature pour la jeunesse puisque j’en parlais juste avant : Léon de Léon Walter Tillage, roman autobiographique (très court) racontant la ségrégation raciale, aucune haine, aucune rancœur, un constat froid et glacial des injustices raciales aux Etats-Unis… à lire, à relire, à faire lire à nos enfants (j’ai commencé par mes 3e. Même ceux qui ne lisent jamais (ou font semblant) ont lus et ont été marqué par l’injustice et l’acceptation de cette injustice, ils ont été frappé de voir que le jeune Léon refuse de céder à la violence et préfère se « battre » autrement, quitte à mettre sa vie en danger)

Ensuite Frères d’exil de Kochka, petit roman également mais tellement beau… l’immigration, le réchauffement climatique, les transmissions entre générations… un roman sombre et lumineux… mes 6e vont beaucoup le lire ! Hâte d’en discuter avec eux.

Pour rester sur cette thématique de l’immigration, j’ai découvert (merci maman) une splendeur d’écriture et de roman : Marche ou rêve de Luc Fivet ! C’est une toute petite édition (Le Ver à soie) qui publie ce roman mais il faut le commander et le lire… c’est beau, c’est dur, c’est réaliste, c’est la vie de migrants, la traversée, le périple, l’arrivée en France, la survie, la peur, la faim, les espoirs, la quête d’une dignité… ❤ ❤ ❤

Revenons à l’autobiographie avec Une femme à Berlin, journal glacial et glaçant de la vie d’une femme lors de la chute de Berlin après la seconde guerre mondiale. Un récit bouleversant auquel j’ai souvent repensé. Autobiographie encore mais très différente avec La promesse de l’aube de Romain Gary, la découverte d’une plume, d’un lien maternel très fort, exclusif et certainement excessive et puis un magnifique roman illustré par Joan Sfar. Un pur plaisir de lecture… Décidément le genre autobiographie m’a peu quitté cette année, puisqu’à l’automne j’ai été subjugué par Lambeaux de Charles Juliet… magnifique, poétique, intimiste, doux, puissant ❤

Avec Le Roi chocolat de Thierry Montoriol, j’ai plongé dans le monde du cacao et l’histoire de l’invention du Banania. Roman autobiographique, documentaire sur fond de trame historique… un savoureux mélange que j’ai dévoré et qui m’a surprise, un roman haletant aux multiples rebondissements.Né d’aucune femme de Franck Bouysse m’a permis de découvrir cette plume qui raconte une histoire forte et dure, une histoire qui remue, une histoire noire où la folie des hommes est racontée…

Avec De Pierre et d’os, de Bérengère Cournut j’ai arpenté la banquise, frôlé des icebergs, cotoyé les Inuits, observé les harpengs des neiges et les phoques… un roman dans lequel j’ai aimé l’alliance de documentation et de romanesque.

Enfin celui que je n’oublierai jamais car ce fut certainement mes plus belles heures de lectures de 2019, c’est Le garçon de Marcus Malte ! Ah si j’avais pu rester avec lui ❤ ❤ ❤ ce fut mon coup de cœur absolu, je suis amoureuse de ce roman, j’ai ressenti tellement de choses en le lisant et puis surtout cette écriture qui m’a transportée, impressionnée, bouleversée ❤ ❤ <3, j’envoyais sans cesse des photos de passage à mes collègues ! Je vous laisse lire mon avis mais ce roman, je l’aime d’amour et je n’oublierai pas de sitôt cette sensation lors de sa lecture.

Pour 2020, il ne me reste qu’à vous souhaiter de vivre de telles émotions à travers les livres, de voyager sur des terres lointaines depuis son canapé, de découvrir des destins incroyables, de naviguer sur des plumes fabuleuses…. Belle année 2020 ❤ ❤ ❤ et merci d’être là, de commenter, de lire silencieusement, de suivre tranquillement ce petit blog.

 

 

 

3 commentaires sur « L’heure du bilan… TOP 2019 »

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